Comment le logiciel libre entrera dans nos tanières
Mardi 15 janvier 2008
Paraîtrait même que ça à déjà commencé…
Loin des débats sans fin Windows/Linux, je pense ne pas top me tromper en annonçant une montée du libre dans les années à venir.
Même si certains ont encore à l’esprit la vision du libre « à la va vite » (non stable, non sécurisé, non documenté), le concept à désormais fait ses preuves, et attends juste derrière votre porte, que vous le fassiez entrer.
Si il ne fallait en citer qu’un..
Depuis 2003, il à non seulement permis au Web d’aller dans le bon sens (il paraîtrait qu’IE8 passerais le test acid2, c’est pour dire), mais à également changé notre vision de la navigation.
Actuellement, un internaute sur quatre utilise Firefox, pas mal non ?
Il faut dire qu’ énormément de personnes compétentes ont étés attirées par le projet, et se sont investies pour contribuer au navigateur. Ainsi, Firefox est actuellement traduit en plus de 42 langues. Chacun peut soumettre ses propositions d’améliorations, et participer à l’amélioration du code source. C’est donc une réelle communauté qui s’est crée autour d’un logiciel libre, et le modèle est loin d’être propre à Firefox. Pensez à Ubuntu ou aux applications Google par exemple.
L’outil logiciel capitaliste suprême
Matt Asay, ancien directeur d’une Société basée sur l’Open Source disait: “Open source is a software capitalist’s supreme tool”(cf titre). Ce n’est pas completement faux (n’est ce pas david ?
)
Outre le fait de bénéficier de communautés solides, l’open source permet à tout développeur de se documenter sur les projets déjà effectués, de manière très précise, et même de récupérer ce qui à déjà été réalisé (plutôt que d’en refaire une énième version). Dès lors, tout le monde travaille pour tout le monde, de manière non plus compétitive, mais tout simplement efficace. (tiens, ça me rapelle quelque chose…)
L’open source profite donc à tout le monde, y compris aux entreprises « traditionnelles », qui commencent d’ailleurs à embaucher des développeurs OpenSource (Google en est l’exemple même)
Gratuité ?
Même si les deux font la paire, libre ne signifie pas gratuit. On peut se poser la question, à forte raison, de savoir si c’est un mal. Même si l’idéal voudrait que la distribution logicielle soit entièrement gratuite, l’idée reste (pour le moment du moins) utopique.
Par le jeu des licences, il est parfaitement possible de développer une application en open source, tout en faisant payer des frais de développement et de maintenance, spécifiques aux besoins des clients.
L’atout de cette manière de procéder est double: la promotion du produit est faite via la diffusion du code source (et d’autant si celui ci est pertinent), mais ne bloque pas les possibilités de rémunération, via la réalisation de PlugIns entre autres.
Et qu’est ce que ça change pour moi ?
J’aurais tendance à dire: « pas grand chose, en fait », puisque de nombreux logiciels libres se sont taillé des parts de marché en douce, et ont déjà la vie belle. Mais le mode de fonctionnement, la philosophie même du libre fait son bout de chemin.
Elle permet de bénéficier de systèmes d’exploitation entièrement libres et gratuits, que ce soit pour des serveurs de production (Debian) que pour des Postes de travail (Ubuntu).
Certains ont déjà compris l’intérêt d’une telle démarche: payer moins, et faire du buzz médiatique (rappelons que le parlement français à choisi Ubuntu comme système d’exploitation , et que Dell propose des Ordinateurs avec Ubuntu pré installé), alors oui, c’est pas pour tout de suite (Linux n’est pas encore assez intuitif pour être réellement grand public), mais c’est indéniable: ça progresse vite.
Vous utilisez sûrement Firefox, Open Office, Apache, Linux, MySQL, PostgreSQL ? Ce sont des logiciels libres qui ont fait leurs preuves…
Et si Firefox était visionnaire? Jetez un coup d’oeil.
Edit Je ne suis pas payé par google, et d’ailleurs, ma position vis à vis de google fera l’objet d’un prochain billet (protection de la vie privée vous disiez?)



