Articles taggés avec ‘Libre’

Qu’est ce que GNU/Linux ? Retour aux origines

Vendredi 30 mai 2008

Avec l’arrivée des distributions « grand public », GNU/Linux souffre d’un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur :

C’est parce que GNU/Linux est une solution de plus en plus largement diffusée et accessible que beaucoup de nouveaux utilisateurs s’y essayent. Trop souvent en oubliant qu’il s’agit du résultat du labeur de la communauté Libre. C’est un phénomène qui se vérifie trop souvent, et j’en suis moi même la preuve : lorsque j’ai décidé de passer sous GNU/Linux, c’était plus par curiosité - parce que cela était amusant - que parce qu’il s’agissait d’une solution fonctionnant grâce et pour le logiciel libre. Ce n’est qu’au fur et à mesure de mes pérégrinations que j’ai cherché à approfondir cette question qui me semble désormais essentielle.

Cela semble pourtant être une évidence : « J’utilise Linux, donc je sais de quoi il retourne ». Malheureusement, c’est assez souvent faux ! Parce qu’il est nécessaire d’avoir une démarche personnelle vers le Logiciel libre pour en comprendre la grandeur, et pour saisir les messages d’ordre philosophique et politique (au sens noble du terme) qu’il engage1.

On compare trop souvent GNU/Linux à Windows, et c’est un tord: L’un n’est pas l’autre2, et les principes qui les régissent, même si ils suivent les même bases techniques (ce sont tous deux des systèmes d’exploitation voués aux mêmes finalités), sont complètement différents voir parfaitement opposés: l’un défends le logiciel libre tandis que l’autre s’inscrit dans une logique de profit économique, et de « programmation égoïste »3.
Ce sont ces principes et cette idéologie, qui ont permis à GNU/Linux de devenir ce qu’il est. Cela à fonctionné parce qu’il s’agit d’un logiciel libre, permettant à chacun, à son échelle, de participer au projet comme il l’entends.

Il semble donc primordial de ne pas reléguer le logiciel libre à un simple contexte de développement, ayant permis de donner naissance au paysage libre actuel. C’est ce qui semble se passer, et la conséquence est simple: les contributions ne sont pas à hauteur du succès des différents projets4.

Le simple fait d’utiliser des logiciels libres ne suffit pas à contribuer à son évolution, il est nécessaire de s’y impliquer pour que cela fonctionne5. La déclaration d’un bug ou un simple retour utilisateur permettent alors de contribuer, à votre échelle.

Avec GNU/Linux, vous avez le pouvoir de faire évoluer les choses, utilisez le !

  1. le projet GNU est une ressource intarissable à ce sujet []
  2. Lire l’excellent article de Sébastien Sauvage à ce sujet []
  3. au sens ou l’entends Gerald Weinberg dans son ouvrage The Psychology of Computer Programming []
  4. ça en fait d’ailleurs râler certains []
  5. C’est d’ailleurs ce point qui est à l’origine des désaccords entre les partisans du Logiciel Libre et ceux de l’Open Source… []

Linux et Ubuntu: mon expérience utilisateur

Lundi 21 avril 2008

Cela fait maintenant quelques mois (depuis octobre peut être) que j’ai complètement quitté Windows (XP) au profit de Linux (Ubuntu). J’ai commencé par essayer plusieurs distributions pour finalement me tourner vers Ubuntu, celle-ci remplissant plutôt bien son objectif premier: rester accessible à l’utilisateur lambda tout en permettant une personnalisation poussée de l’environnement de travail.

Petit compte rendu:

Mauvais souvenirs

A priori, mon appréhension pour Linux était grande: J’ai installé il y à de ça 6 ans une distribution Redhat. J’étais complètement perdu et paniqué (et n’ayant pas internet, ça ne pouvait être que pire): Incompréhension totale du système, impossibilité d’installer un logiciel sans passer par la l’effrayante ligne de commande etc. Échec lamentable et retour à Windows. ( Non pas que le système était mauvais, mais il ne me convenait pas à l’époque).

De la facilité d’installation et d’utilisation

Poursuivant mes études (informatiques), j’ai été amené à côtoyer Linux d’un peu plus près, et à finalement tenter l’installation d’Ubuntu sur mon poste. N’ayant connu que l’installeur de Debian; je fût agréablement surpris de pouvoir installer mon système tout en allant consulter mes mails et rédiger des documents, grâce au live-cd.

L’installation est rapide, pratiquement pas de problèmes de compatibilités sur ma machine (ce n’est pas encore le cas pour tout le monde); Une heure plus tard, je me retrouve avec un environnement de travail bien ficelé, et … même pas la peine d’installer des logiciels supplémentaires; tout est fourni: lecteur audio, navigateur web, traitement de texte, etc. (Quand on vient de windows, ça fait bizarre …)

J’utilise mon ordinateur pratiquement tous les jours, et plusieurs fois par jour. Un des points faibles d’ubuntu (sur mon portable en tout cas), est la lenteur du démarrage, (pas grand chose, mais je dois avoisiner les 15 à 20 secondes de plus que lorsque j’étais sous windows). Par contre, une fois le système démarré; la richesse des outils proposés et leur intégration est géniale. J’ai déniché et installé très facilement quelques logiciels qui m’assistent quotidiennement de manière très efficace (Tomboy et Gnome-Do pour ne pas les citer), j’aurais du mal à les quitter en retournant sous windows.
Je me suis finalement assez rapidement adapté. On s’y retrouve très facilement dans gnome: ca reste simple tout en étant puissant.

Le choix logiciel

Un des arguments qui revient souvent en la défaveur de Linux est le manque de choix logiciels. Outre les outils de la suite Adobe, (qui s’appuient sur des formats non libres et ne permettent pas l’installation de leurs logiciels sous Linux) et la plupart des jeux, cet argument n’est pas valable.

Ce sont nos habitudes qui nous bloquent. J’étais habitué à Office 2007 (qui, il faut le dire, fournit une interface très ergonomique), j’ai néanmoins changé d’habitudes et rédige mes documents sur OpenOffice avec (presque) autant de facilité; en plus les documents en questions sont fournis dans un format libre et ouvert, permettant une intéropérabilité maximum :)
Concrètement, et comme je le disais plus haut, lorsque je cherche un logiciel, les trois quarts du temps, je trouve mon bonheur dans les dépots. J’ai même le choix entre plusieurs logiciels concurrents, le pied.

Certes les gamers, designers (quoi que) et autres photographes bénéficient d’outils bien plus appropriés sous Windows ou sous mac; dommage pour eux ;)

Du chemin à parcourir

Après une installation « fraîche », j’ai été sujet à quelques bugs (leur résolution à d’ailleurs fait l’objet d’un billet). Preuve que le système manque peut être encore un peu de maturité pour les portables. Une fois le premier cap passé (difficile, je vous l’accorde), travailler sous Linux est un vrai bonheur. Et en tant que développeur, je ne pouvais qu’apprécier de pouvoir accéder à toutes les sources des logiciels grâce auxquels je travaille. (je les ai pas tous regardé hein!)

Conclusion

Finalement, je suis pleinement satisfait de mon système: simple d’utilisation, facile à maintenir en forme, et bénéficiant d’une communauté active;

Je crois ne surprendre personne en disant qu’il s’agit uniquement d’une question de choix. J’ai testé Linux et Windows; et pour l’utilisation que j’en ai, Linux me convient parfaitement (ce qui n’est certainement pas le cas de tout le monde actuellement). Windows me convenait également, mais après utilisation, moins que Linux.

D’un point de vue plus idéaliste, participer en tant qu’utilisateur au mouvement opensource est également une fierté personnelle. Joli pied de nez aux éditeurs propriétaires: « Eh ouais, le libre, ça fonctionne, et plutôt pas mal! »

Et puis bien sur, je ne parles que de ce que j’ai pu apercevoir. J’oublie de parler de la sécurité du système, de l’absence de virus (pas qu’il n’y en ai pas, mais je n’en ai pas croisé) et sûrement d’un tas d’autres choses.

En tout cas, en peu de temps les choses ont bougées très rapidement, et dans le bon sens. Ca en est presque flippant: A quoi doit-t-on s’attendre d’ici à 5 ans ?

LAMP - Installation et configuration d’un serveur Apache-MySQL-PHP sur Ubuntu Linux

Mercredi 27 février 2008

Un petit billet, sous forme de note, pour ceux qui (ré)installent (régulièrement) leur solution AMP à des fins de développement:

Apache2 + mySQL-server-5.0 + phpMyAdmin

Pour commencer, installons notre serveur Apache2, avec PHPmyAdmin et MySQL-5.0

L’habituelle ligne de commande magique:

sudo aptitude install phpmyadmin mysql-server-5.0

Ou pour ceux qui préfèrent, les liens apt:

Sélectionnez “apache2″ lorsqu’on vous demande de faire un choix de serveur.

A la fin de l’installation, si vous pouvez accéder à votre serveur web à l’adresse http;//127.0.0.1, c’est que tout à fonctionné correctement.

Configuration

Emplacement des fichiers à publier: méthode 1

Il est possible que l’emplacement du dossier www (situé dans /var/www/) ne vous convienne pas. Il est très facile de le modifier.

Ouvrez avec votre éditeur de texte favori (en mode superutilisateur) le fichier /etc/apache2/sites-avalaible/default.

Chez moi ça donne

sudo nano /etc/apache2/sites-available/default

, mais d’autres préférerons l’ interface un peu plus intuitive (et surtout avec une souris) de gedit:

gksu gedit /etc/apache2/sites-available/default &

.

Et modifiez le chemin par defaut (/var/www/) par celui que vous préférez (ça sera pour moi /home/alexis/www/). Attention, il y à deux occurrences de /var/www/ !

Pour vérifier que les modifications ont bien fonctionné, redémarrons apache et affichons la racine de notre serveur. Théoriquement, les fichiers souhaités apparaissent.

sudo /etc/init.d/apache2 force-reload

J’en profite à cette étape là pour généralement changer la directive AllowOverride NONE en AllowOverride ALL pour que mes ré-écritures d’URL fonctionnent correctement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les directives apache, vous pouvez télécharger le paquet apache2-doc disponible dans les dépôts officiels, ou consulter la documentation en ligne.

Emplacement des fichiers à publier: méthode 2

Vous pouvez également activer l’option User Home Directory dans le fichier httpd.conf:

# User home directories
Include etc/extra/httpd-userdir.conf

Vos fichiers sont alors disponible via http://localhost/~nom_utilisateur/ et compris dans le sous répertoire public_html de votre Home.

Merci @wazzabid pour l’astuce.

Activer l’URL Rewriting

De plus en plus de personnes et d’applications mettent à profit la ré-écriture d’url, si c’est votre cas, deux lignes suffisent pour l’activer avec apache2:

sudo a2enmod rewrite

Vous pouvez aussi désactiver un module avec la commande a2dismod

Configurer PHP

Par défaut, PHP ne notifie pas toutes les erreurs qu’il rencontre (et d’un point de vue sécuritaire, pour des sites en production, c’est bien-venu). Pour un développeur, il est quand même utile de voir s’afficher tous les avertissements.

Rien de bien compliqué: éditez le fichier /etc/php5/apache2/php.ini et changez la valeur du error_reporting (~ligne 317 chez moi). Il doit en résulter la ligne suivante:

error_reporting = E_ALL | E_STRICT

Libre à vous de choisir les options que vous préférez.

Désactiver le lancement des serveurs au démarrage

Une fois installés, les serveurs Apache et MySQL se lancent automatiquement au démarrage de votre machine, en tant que service. Vous pouvez les désactiver via Système -> Administration -> Services.

Sécurisation de mySQL

mySQL fournit un outil fort interessant peremttant d’effectuer quelques opérations courantes menant à une meilleure sécurisation du serveur mySQL de base. Il suffit de taper la commande dans un terminal:

mysql_secure_installation

Merci @Tenshu pour l’astuce!

Conclusion

Et voila, vous disposez d’une solution AMP pour le développement. N’oubliez pas de Redémarrer votre serveur Apache une fois les modifications effectuées.

Comment le logiciel libre entrera dans nos tanières

Mardi 15 janvier 2008

Part de marché du Logiciel LibreParaîtrait même que ça à déjà commencé…

Loin des débats sans fin Windows/Linux, je pense ne pas top me tromper en annonçant une montée du libre dans les années à venir.
Même si certains ont encore à l’esprit la vision du libre « à la va vite » (non stable, non sécurisé, non documenté), le concept à désormais fait ses preuves, et attends juste derrière votre porte, que vous le fassiez entrer.

Si il ne fallait en citer qu’un..

Depuis 2003, il à non seulement permis au Web d’aller dans le bon sens (il paraîtrait qu’IE8 passerais le test acid2, c’est pour dire), mais à également changé notre vision de la navigation.

Actuellement, un internaute sur quatre utilise Firefox, pas mal non ?

Il faut dire qu’ énormément de personnes compétentes ont étés attirées par le projet, et se sont investies pour contribuer au navigateur. Ainsi, Firefox est actuellement traduit en plus de 42 langues. Chacun peut soumettre ses propositions d’améliorations, et participer à l’amélioration du code source. C’est donc une réelle communauté qui s’est crée autour d’un logiciel libre, et le modèle est loin d’être propre à Firefox. Pensez à Ubuntu ou aux applications Google par exemple.

L’outil logiciel capitaliste suprême

Matt Asay, ancien directeur d’une Société basée sur l’Open Source disait: “Open source is a software capitalist’s supreme tool”(cf titre). Ce n’est pas completement faux (n’est ce pas david ? ;) )

Outre le fait de bénéficier de communautés solides, l’open source permet à tout développeur de se documenter sur les projets déjà effectués, de manière très précise, et même de récupérer ce qui à déjà été réalisé (plutôt que d’en refaire une énième version). Dès lors, tout le monde travaille pour tout le monde, de manière non plus compétitive, mais tout simplement efficace. (tiens, ça me rapelle quelque chose…)

L’open source profite donc à tout le monde, y compris aux entreprises « traditionnelles », qui commencent d’ailleurs à embaucher des développeurs OpenSource (Google en est l’exemple même)

Gratuité ?

Même si les deux font la paire, libre ne signifie pas gratuit. On peut se poser la question, à forte raison, de savoir si c’est un mal. Même si l’idéal voudrait que la distribution logicielle soit entièrement gratuite, l’idée reste (pour le moment du moins) utopique.

Par le jeu des licences, il est parfaitement possible de développer une application en open source, tout en faisant payer des frais de développement et de maintenance, spécifiques aux besoins des clients.

L’atout de cette manière de procéder est double: la promotion du produit est faite via la diffusion du code source (et d’autant si celui ci est pertinent), mais ne bloque pas les possibilités de rémunération, via la réalisation de PlugIns entre autres.

Et qu’est ce que ça change pour moi ?

J’aurais tendance à dire: « pas grand chose, en fait », puisque de nombreux logiciels libres se sont taillé des parts de marché en douce, et ont déjà la vie belle. Mais le mode de fonctionnement, la philosophie même du libre fait son bout de chemin.
Elle permet de bénéficier de systèmes d’exploitation entièrement libres et gratuits, que ce soit pour des serveurs de production (Debian) que pour des Postes de travail (Ubuntu).

Certains ont déjà compris l’intérêt d’une telle démarche: payer moins, et faire du buzz médiatique (rappelons que le parlement français à choisi Ubuntu comme système d’exploitation , et que Dell propose des Ordinateurs avec Ubuntu pré installé), alors oui, c’est pas pour tout de suite (Linux n’est pas encore assez intuitif pour être réellement grand public), mais c’est indéniable: ça progresse vite.

Vous utilisez sûrement Firefox, Open Office, Apache, Linux, MySQL, PostgreSQL ? Ce sont des logiciels libres qui ont fait leurs preuves…

Et si Firefox était visionnaire? Jetez un coup d’oeil.

Edit Je ne suis pas payé par google, et d’ailleurs, ma position vis à vis de google fera l’objet d’un prochain billet (protection de la vie privée vous disiez?)

Nouveau design pour Ubuntu Hardy Heron

Dimanche 30 décembre 2007

Ubuntu à décidé de se refaire, et repart donc sur de nouvelles bases graphiques. Le brainstorming est de mise, et ça fait plaisir à voir.

https://wiki.ubuntu.com/Artwork/Incoming/Hardy/Alternate/BasicIdeals?action=AttachFile&do=get&target=fulldesk%28svg%29_v3_3.jpg

suivant cette palette de couleurs:
https://wiki.ubuntu.com/Artwork/Incoming/Hardy/Alternate/BasicIdeals?action=AttachFile&do=get&target=pallet.jpg

J’aime beaucoup cette version, vous en pensez quoi ?

Des thèmes de couleur au logo, tout y passe, notamment la manière de gerer les boutons:http://img526.imageshack.us/img526/8817/ubuntubuttonsao1.jpg

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hesitez pas à aller faire un tour sur le wiki. je m’y suis régalé.

Si meme les designers s’y collent, on va surement assister à une mini révolution (déja bien initiée avec compiz-fusion).

Wait & See ;)