Linux et Ubuntu: mon expérience utilisateur

par Alexis Metaireau le Lundi 21 avril 2008 à 6:57 :: Libre, Linux, Ubuntu

Cela fait maintenant quelques mois (depuis octobre peut être) que j’ai complètement quitté Windows (XP) au profit de Linux (Ubuntu). J’ai commencé par essayer plusieurs distributions pour finalement me tourner vers Ubuntu, celle-ci remplissant plutôt bien son objectif premier: rester accessible à l’utilisateur lambda tout en permettant une personnalisation poussée de l’environnement de travail.

Petit compte rendu:

Mauvais souvenirs

A priori, mon appréhension pour Linux était grande: J’ai installé il y à de ça 6 ans une distribution Redhat. J’étais complètement perdu et paniqué (et n’ayant pas internet, ça ne pouvait être que pire): Incompréhension totale du système, impossibilité d’installer un logiciel sans passer par la l’effrayante ligne de commande etc. Échec lamentable et retour à Windows. ( Non pas que le système était mauvais, mais il ne me convenait pas à l’époque).

De la facilité d’installation et d’utilisation

Poursuivant mes études (informatiques), j’ai été amené à côtoyer Linux d’un peu plus près, et à finalement tenter l’installation d’Ubuntu sur mon poste. N’ayant connu que l’installeur de Debian; je fût agréablement surpris de pouvoir installer mon système tout en allant consulter mes mails et rédiger des documents, grâce au live-cd.

L’installation est rapide, pratiquement pas de problèmes de compatibilités sur ma machine (ce n’est pas encore le cas pour tout le monde); Une heure plus tard, je me retrouve avec un environnement de travail bien ficelé, et … même pas la peine d’installer des logiciels supplémentaires; tout est fourni: lecteur audio, navigateur web, traitement de texte, etc. (Quand on vient de windows, ça fait bizarre …)

J’utilise mon ordinateur pratiquement tous les jours, et plusieurs fois par jour. Un des points faibles d’ubuntu (sur mon portable en tout cas), est la lenteur du démarrage, (pas grand chose, mais je dois avoisiner les 15 à 20 secondes de plus que lorsque j’étais sous windows). Par contre, une fois le système démarré; la richesse des outils proposés et leur intégration est géniale. J’ai déniché et installé très facilement quelques logiciels qui m’assistent quotidiennement de manière très efficace (Tomboy et Gnome-Do pour ne pas les citer), j’aurais du mal à les quitter en retournant sous windows.
Je me suis finalement assez rapidement adapté. On s’y retrouve très facilement dans gnome: ca reste simple tout en étant puissant.

Le choix logiciel

Un des arguments qui revient souvent en la défaveur de Linux est le manque de choix logiciels. Outre les outils de la suite Adobe, (qui s’appuient sur des formats non libres et ne permettent pas l’installation de leurs logiciels sous Linux) et la plupart des jeux, cet argument n’est pas valable.

Ce sont nos habitudes qui nous bloquent. J’étais habitué à Office 2007 (qui, il faut le dire, fournit une interface très ergonomique), j’ai néanmoins changé d’habitudes et rédige mes documents sur OpenOffice avec (presque) autant de facilité; en plus les documents en questions sont fournis dans un format libre et ouvert, permettant une intéropérabilité maximum :)
Concrètement, et comme je le disais plus haut, lorsque je cherche un logiciel, les trois quarts du temps, je trouve mon bonheur dans les dépots. J’ai même le choix entre plusieurs logiciels concurrents, le pied.

Certes les gamers, designers (quoi que) et autres photographes bénéficient d’outils bien plus appropriés sous Windows ou sous mac; dommage pour eux ;)

Du chemin à parcourir

Après une installation « fraîche », j’ai été sujet à quelques bugs (leur résolution à d’ailleurs fait l’objet d’un billet). Preuve que le système manque peut être encore un peu de maturité pour les portables. Une fois le premier cap passé (difficile, je vous l’accorde), travailler sous Linux est un vrai bonheur. Et en tant que développeur, je ne pouvais qu’apprécier de pouvoir accéder à toutes les sources des logiciels grâce auxquels je travaille. (je les ai pas tous regardé hein!)

Conclusion

Finalement, je suis pleinement satisfait de mon système: simple d’utilisation, facile à maintenir en forme, et bénéficiant d’une communauté active;

Je crois ne surprendre personne en disant qu’il s’agit uniquement d’une question de choix. J’ai testé Linux et Windows; et pour l’utilisation que j’en ai, Linux me convient parfaitement (ce qui n’est certainement pas le cas de tout le monde actuellement). Windows me convenait également, mais après utilisation, moins que Linux.

D’un point de vue plus idéaliste, participer en tant qu’utilisateur au mouvement opensource est également une fierté personnelle. Joli pied de nez aux éditeurs propriétaires: « Eh ouais, le libre, ça fonctionne, et plutôt pas mal! »

Et puis bien sur, je ne parles que de ce que j’ai pu apercevoir. J’oublie de parler de la sécurité du système, de l’absence de virus (pas qu’il n’y en ai pas, mais je n’en ai pas croisé) et sûrement d’un tas d’autres choses.

En tout cas, en peu de temps les choses ont bougées très rapidement, et dans le bon sens. Ca en est presque flippant: A quoi doit-t-on s’attendre d’ici à 5 ans ?

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  • 23 commentaires pour “Linux et Ubuntu: mon expérience utilisateur”

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    Bonsoir,

    Globalement, je comprends (à peu près) ton “point de vue”… Sauf que je ne vois nullement en toi un utilisateur “lambda” ! Tu es bien plus expérimenté et à ton aise sur un ordinateur que bon nombre d’utilisateurs de base que j’ai fait migré sous Linux. D’ailleurs, tu dis même être “développeur” et poursuivre des études en informatique. Tu connais quelque peu RedHat et a même fréquenté Debian (son installeur). Difficile alors de voir (ou croire) que ton point de vue corresponde au mieux à celui de l’utilisateur de base. Pour en avoir installé un certain nombre, je peux te dire sans sourciller qu’ils sont très largement satisfaits ! Ne parlons pas des “gamers” qui vivent dans un monde à part. Pour ce qui est des “designers”, ils ont de quoi faire avec des Xara Xtreme, The Gimp, Blender, Inkscape, … pour ne parler que des plus courants ! Les photographes ne sont pas en reste : le gestion du format raw n’est plus une chimère ! Et les logiciels sont pléthore ! La vidéo ? N’en parlons pas ! kdenlive, kino, cinelerra… Le projet “orange” l’a déjà démontré avec l’excellent Elephant Dream… Je ne sais plus quels grands studios sont entièrement sous Linux. J’ai d’ailleurs rencontré, il n’y a pas si longtemps, un type qui bosse dans la pub et le ciné qui ne travaille que sous UNIX ! Dommage pour ceux surtout qui ne l’ont pas encore compris ! Linux au quotidien ou un autre OS n’est plus seulement une question de choix ! Comme tu le dis en fin d’article… c’est une éthique !

    le 21 avril 2008 à 22:19, par zarer

    2

    Je ne cherche pas à fournir ici retour utilisateur lamda… J’ai quelques connaissances en informatique, j’ai testé Linux et été séduit :)

    Mais ce n’est pas le cas de tout le monde, même chez les informaticiens. Parmi mes collègues, plus d’un s’est arrêté au premier souci rencontré sous Linux; préférant retourner vers les habitudes inculquées par Windows.

    Ce que je veux simplement dire ici, c’est que Linux peut convenir à tout le monde, mais tout le monde n’est pas prêt à sauter le pas. Troquer Photoshop contre Gimp ? Difficile quand même. Mais pas pour autant impossible.

    Pour les photographes; le RAW est bien géré sous Linux, mais des équivalents sérieux à LightRoom manquent encore à l’appel. Les solutions logicielles existent. Certaines fournissent des alternatives qui sont carrément bluffantes (Inkscape!), quand d’autres ont encore du chemin à parcourir (OpenOffice ?): non pas que ça ne soit pas bien fait, mais il reste des choses à améliorer; A quoi sert de le nier ? Oui c’est une question d’habitude, mais pas uniquement.

    Travailler sous Linux, c’est parfaitement possible, mais demandera sûrement plus d’efforts à un photographe qu’à un développeur. non?

    le 22 avril 2008 à 13:50, par Alexis Metaireau

    3

    Salut Alexis,

    Tu fais parfois les questions les réponses… Je ne suis pas le bon “client” pour ce genre d’argumentaire : je suis sous Linux depuis de nombreuses années. Je ne raisonne donc pas de la même manière. Je ne me dis pas : “Comment puis-je faire ce que je faisais avec tel ou tel logiciel, sous tel ou tel autre système ?” Non. Je regarde l’offre et utilise de qui existe, voire même propose l’ajout de fonctionnalité (avec notamment l’excellent logiciel de conversion audio, XCFA (http://www.xcfa.tuxfamily.org/index.php) dont Claude Bulin est en train d’intégrer le split des fichiers et son pendant.

    Je ne peux pas être de ton avis quand tu affirmes qu’OpenOffice à encore du chemin à parcourir, pour la bonne et simple raison que, pour moi dans le Libre, OpenOffice est la référence ! Et comme je ne connais que le Libre (Linux, FreeBSD…), c’est ma référence, je n’ai pas d’autre étalon. Je travaille avec depuis tellement d’années ! Je fais tout ce dont j’ai besoin. Et crois-moi, j’en tape du texte et j’en fais des mises en page ! Lesquelles impressionnent grandement !

    Tu peux appliquer le même raisonnement à tout autre logiciel. Pour la photo, il existe d’excellents logiciels qui gèrent parfaitement le RAW. Je consacrerai un billet là-dessus dans pas longtemps (sur le site Linux on The Root dont je suis co-fondateur, co-admin et rédacteur : http://ubunteros.tuxfamily.org/spip.php). Pour moi, il n’y a pas à s’adapter à autre chose… juste à découvrir !

    Pour ce qui est des Photoshop et Consort, il suffit de regarder la presse spécialisée sous Linux : de nombreuses revues n’utilisent que du Libre ! Jette un œil à Xara Xtreme (http://ubunteros.tuxfamily.org/spip.php?article61). Déconcertant ! À tomber sur le cul ! Logiciel extrême ! Regarde les vidéos… prends le temps !

    Après… pour ce qui est des habitudes… j’allais dire : tant pis pour les réfractaires !

    le 22 avril 2008 à 15:44, par zarer

    4

    Je me permet juste un avis personnel concernant la photo sous Linux ….
    Je fais de la photo depuis quelques temps et j’ai essayé un peu les trois plateformes que sont Windows, Linux, et Mac OSX dans le domaine du dématricage de photos au format RAW et leur travail par la suite au format TIFF 16 bit.

    Et dans ce domaine il faut avouer que Linux est encore un peu à la traîne car on ne peux travailler ce genre d’image que depuis peu, à l’époque The Gimp ne permettait pas le travail sur des fichiers TIFF 16 bits. Et je peux vous assurer que pour connaître la différence de nuances entre un fichier 8 bits et 16 bits il était inconcevable à l’époque de travailler sous Linux et de se contraindre à perdre autant d’informations sur ces images.
    Idem pour la calibration des écrans, ce n’est pas évident sous Linux comparé à Mac OSX (et Windows je ne suis pas mauvais joueur).

    Linux permet aujourd’hui de travailler correctement pour un photographe mais pas avec la même aisance que sous Mac, j’ai du me séparer de ma sonde de calibration depuis que je suis sous Mac car elle ne me sert plus, l’écran est déjà calibré correctement, ce qui n’était jamais le cas sous Windows et sous Linux, je n’ai même jamais réussis à calibrer un écran sous Linux, c’est sûrement faisable mais ça ne m’intéressait pas de perdre du temps à chercher comment.

    Mac OSX intègre un outil de gestion des profils de couleurs .ICC et .ICM qui est extrêmement pratique dont on ne trouve aucun équivalent sous Windows ou Linux, du moins pas à ma connaissance ou à moins de payer une fortune.

    Les pro-logiciels libre qui vont lire ça vont sûrement chercher à m’égorger mais, pour travailler entièrement avec la suite Adobe et plus particulièrement Bridge, Lightroom et Photoshop, il m’est maintenant impossible pour le moment de revenir à une solution libre certes mais qui m’offrira beaucoup moins de souplesse, de possibilités et de simplicité.
    The Gimp, car c’est le seul à ma connaissance qui permette autant de possibilités s’améliore de jour en jour et devient un outil beaucoup plus adapté à la majorité des utilisateurs qui n’utilisent Photoshop que dans une infime partie. Mais pour des professionnels et sur des points précis comme la photographie je pense que Photoshop reste encore l’outil le plus adapté.

    Tout cela n’est que mon avis et je ne cherche pas à provoquer le débat, car j’ai passé 10 ans sous Windows, quelques temps sous Linux, et maintenant presque un an sous Mac et je suis persuadé que les trois sont très bien et ont leur avantages et inconvénients, à chacun de trouver son outil le principal étant le travail qui en découlera.

    Amis pingouins :)

    le 22 avril 2008 à 16:54, par David

    5

    En fait, ce que j’essaye de faire comprendre ici, c’est que d’une manière globale, pour les personnes qui ont le choix, au delà du fait de l’utilisation de technologies propriétaires ou non, il y à des secteurs ou l’offre logicielle est meilleure sous Windows (ou Mac), que sous Linux.

    L’offre existe également sous Linux, mais est moins performante par certains aspects. Ca n’est pas insurmontable, bien sur. Les possibilités offertes par Office 2007 par exemple, notamment l’interface utilisateur est bien plus accessible que celle d’Open Office. Plus récemment, j’ai utilisé planner pour gérer un projet. Ca fonctionne très bien. Par contre, des options me manquent.

    Si je regarde du coté de windows, qu’est ce que j’ai ? Un logiciel fourni par Microsoft, pas parfait, mais qui propose des solutions peut être plus adaptées à mes attentes. Peu importe, je suis sous linux, je me satisfait de Planner. Ca fonctionne et fait ce que je lui demande.

    Il y à également le cas inverse: Sous Windows, Je ne peut pas gérer mes sessions utilisateurs avec la même souplesse que sous Linux, Impossible d’interfacer correctement les logiciels entre eux, d’avoir une ligne de commande digne de ce nom; etc.

    @David, merci pour ton retour d’expérience. Par contre, c’est des manchots, pas des pingouins !

    le 22 avril 2008 à 17:43, par Alexis Metaireau

    6

    Re,

    Mettons Mac de côté qui coûte la peau des fesses ! Mais, quand tu dis :

    [quote]pour les personnes qui ont le choix, au delà du fait de l’utilisation de technologies propriétaires ou non, il y à des secteurs ou l’offre logicielle est meilleure sous Windows (ou Mac), que sous Linux.[/quote]

    Bien évidemment, toi tu as le choix, parce que tu connais Linux, un tant soit peu ! Mais pour l’utilisateur de base, ce choix n’existe pas réellement.

    La génération des ultra-portables (ASUS et Cie) impose Linux a des utilisateurs qui n’en connaissaient même pas l’existence. Il est de même avec les mobiles (téléphones) dernière génération… Le monde de l’embarqué est envahi littéralement par Linux. Et les offres des fabricants dominants (NOKIA entre autres) du marché assoient jour après jour la précellence de Linux dans le domaine. D’ailleurs, des projets comme GMAE (GNOME Mobile & Embeded), Ubuntu Mobile, OpenMoko pourraient bien transformer cette invasion en domination tout court !

    Mais pour ce qui est de l’offre “bureau classique”, les consommateurs (de base s’entend) ont-ils réellement le choix ? J’enfonce une poste ouverte. La réponse vous la connaissez tous. Dans le cas contraire, entrez chez n’importe quel revendeur et vous aurez la réponse.

    D’ailleurs, il n’y a regarder le nombre de posts et de sujets qui abordent le problème tel que tu le fais, c’est-à-dire à partir du migrant vers Linux et reproche à Linux de ne pas avoir ci ou ça… Pfffff !

    A-t-on jamais quelqu’un faire le chemin inverse ? Je sais, ceux qui ont totalement échappé à Winchose sont rares ! J’en fais partie… Et, le problème, traité de cette manière, a toujours quelque chose d’agaçant ! On a le sentiment que les migrateurs veulent du même avec du différent. L’un n’est pas l’autre (tiens ce sera mon prochain article sur mon blog perso ! à paraître dans quelques jours !). Je n’aime pas Linux parce qu’il n’est pas comme Winchose ! J’aime et travaille avec Linux (de longue date) pour bien d’autres raisons.

    Pour les secteurs où l’offre logicielle de Linux est inférieure, tu ne peux prendre tes exemples que dans un ou des secteurs bien (voire très) spécifiques, loin de l’utilisation de base (bureautique, mail, vidéo, musque, web, P2P, voIp, … Du même coup, venant de winmachin, tu n’as pas idée des offres Linux/UNIX/FreeBSD (et autres) très spécifique qui sont réservées à ces OS ! Crois-tu, par exemple, que dans les domaines scientifiques, Windows ait sa place ? LOL ! Il n’a que rarement le droit de citer. Cf, entre autres, Roberto di Cosmo, Le Hold Up planétaire (qui aborde le problème du lobbing de la World Company dans les Universités qui ne trouve un écho favorable que dans les “sciences humaines”, voir les engagements avec Sciences Po). À l’inverse, un de mes amis, chargé des programmes au CNED en mathématiques, m’a filé une série de cours sur la programmation et oh ! belle surprise ! les cours sont distribués avec un LiveCD de Linux !

    Dire que “l’interface utilisateur est bien plus accessible” sous “Office 2007″ relève certainement pas d’un jugement évaluatif ! Qu’est-ce qui fait l’accessibilité de telle ou telle interface ? Quand on en connaît qu’une, comme c’est mon cas, l’accessibilité d’OpenOffice ne se pose même pas. J’imagine que ce qui peut fonder un tel jugement relève d’un usage plutôt intensif de l’autre côté (Office 2007). Nullement des fonctionnalités.

    La question qui pourrait susciter réellement un débat intéressant serait plutôt : “Quelles fonctionnalités me sont absolument essentielles sous Office 2007 et que je trouve pas sous OpenOffice ?” Pour ce qui est de l’ergonomie, Open Office n’a nullement à pâlir devant Office ! Loin de là ! Si tu posais la comparaison en termes de fonctionnalité(s), les réponses seront autrement plus instructives !

    le 22 avril 2008 à 18:37, par zarer

    7

    D’ailleurs, il n’y a regarder le nombre de posts et de sujets qui abordent le problème tel que tu le fais, c’est-à-dire à partir du migrant vers Linux et reproche à Linux de ne pas avoir ci ou ça… Pfffff !

    Je ne reproche rien à personne, je constate que l’interface utilisateur que me fournit Office 2007 est plus ergonomique que celle d’Open Office.

    As tu déjà travaillé sous Office 2007 pour juger de cette manière l’ergonomie d’Open Office?
    Il est bon de chercher ce qui pèche afin de l’améliorer …

    On a le sentiment que les migrateurs veulent du même avec du différent. L’un n’est pas l’autre

    Certes, mais est-ce que cela nous empêche d’apprécier et de souhaiter certaines des fonctionnalités implémentées dans des logiciels propriétaires dans nos logiciels libres ? non!

    Quand j’utilise mon ordinateur, je ne le compare pas à un poste de travail tournant sous Windows; Je le prends pour ce qu’il est, un système d’exploitation; pas un concurrent à Windows. Je considère que c’est une bonne chose de comparer l’offre et de chercher à s’inspirer des points forts de la concurrence; C’est ce que je fait d’ailleurs lorsque je développe, et ce n’est que bénéfique.

    Open Office gagnerait sûrement autant à remettre en question son interface utilisateur qu’Office 2007 à étendre ses fonctionnalités…

    Discours de sourds ?

    le 22 avril 2008 à 19:20, par Alexis Metaireau

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    Houlala ! Faut pas s’énerver ! Restons calmes…

    “Oppen Office gagnerait sûrement autant à remettre en question son interface utilisateur qu’Office 2007 à étendre ses fonctionnalités…
    Discours de sourds ?”

    Oui… dialogues de sourds, effectivement. Si tu ne donnes aucune fonctionnalité absente d’OpenOffice qui ferait pencher la balance de l’autre côté ! Tu te contentes de parler d’ergonomie ! Soit… tu préfères l’interface d’Office 2007. Rien à redire à cela. C’est un point de vue non évaluatif ! Purement esthétique. Rien là qui n’aborde clairement les fonctionnalités de l’un ou l’autre logiciel.

    Pour moi, et c’est très subjectif, OpenOffice est très ergonomique. Ton point de vue l’est tout autant subjectif : aucune précision ne permet de fonder ce jugement pour le moins très rapide.

    Selon wikipedia, l’ergonomie est l’étude scientifique de la relation en l’homme et ses moyens, méthodes et milieux de travail et l’application de ces connaissances à la conception de systèmes qui peuvent utilisés avec le maximum de confort, de sécurité et d’efficacité par le plus grand nombre.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ergonomie

    On parle clairement de confort d’utilisation, de sécurité et d’efficacité.Jamais il n’est question de beauté ou d’esthétique. Bien que le beau et l’esthétique puissent être “confortables” à celui qui trouve beau telle ou telle interface.

    Ergonomie n’est pas un synonyme pour “fenêtre molle” ou “ombre portée”. Pas même pour “fenêtre”. Encore moins de richesse en “boutons”. Les questions que suscitent une approche de l’ergonomie sont assez simples :

    1. Trouve-t-on facilement telle ou telle option ?
    2. Quel est le système de classement utilisé ?
    3. Quelle la logique d’organisation de l’écran ? Est-elle seulement logique ?
    4. Ai-je une chance de me tromper en activant tel ou tel bouton ou item ?

    On peut, en prenant ces mêmes critères (confort, sécurité et efficacité) juger les outils bureautiques : formats, options, …

    Je ne peux pas entrer dans un jugement précis (tu sembles plus averti en la matière), selon ces mêmes critères mais, pour avoir utilisé (une fois ou deux à mon boulot et très accidentellement… malgré moi) Office, j’ai vu son interface et ne trouve même pas sa beauté plus remarquable !

    Ne t’étonne pas si notre dialogue ressemble à celui de deux sourds tant si tu ne présentes pas des arguments n’allant pas plus loin, finalement, que : “j’aime Office 20007″.

    le 22 avril 2008 à 20:02, par zarer

    9

    Marrant ces différences d’opinion à propos de l’offre logicielle de Linux. Dommage quand même que je n’arrive pas à t’expliquer clairement mon point de vue la dessus…

    En tout cas, nous parlons bien tous les deux d’ergonomie, et non d’esthétique.

    Et c’est bien ce que je reproche à OpenOffice: Dès que je cherche à faire des opérations un peu complexes, j’ai du mal à m’y retrouver (Il est ou ce satané sommaire automatique ?, comment je fait pour changer tout le style de mon document facilement ?).

    En soit, ce n’est pas grave, et je n’utilise ces options au final que peu souvent. Mais si le problème existe, ne vaut il pas la peine d’être souligné, pour que les choses s’améliorent ?

    A l’heure actuelle, aucun système n’est parfait. Celui qui me convient est Linux, avec ses avantages et ses défauts. Tant qu’a faire, autant chercher à les corriger ces défauts, non?

    Au passage, j’ai également en horreur le style graphique d’office 2007, tout comme son (manque d’)interopérabilité d’ailleurs.

    le 22 avril 2008 à 20:22, par Alexis Metaireau

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    (Je passe sur le fait qu’on ne dit pas pingouin mais manchot, Alexis a très aimablement fait la remarque :)).

    En revanche, pour n’avoir pour ainsi dire quasiment jamais utilisé de traitement de texte (j’ai commencé direct par LaTeX), quand j’ai dû en utiliser un, j’avais le choix entre la bêta gratuite d’Office 2007 et OpenOffice.org 2.0. Ben… j’ai jamais compris comment insérer un bête tableau dans Office 2007 (c’est plus dans Insertion ? Ah bah ça alors :-° !).

    On nous sort souvent que certains jeux (pas d’exemple sous la main) et applications (Audacity, OOo) ont un look absolument infect (ce n’est pas ce que je pense). Certes, mais les développeurs du Libre sont comme ça : ils pensent d’abord à l’ergonomie/usabilité, puis seulement après à l’apparence. Que dire de Vista ? « Ouah ! » :D .

    Quant au RAW, bah ça n’a rien à voir (ou très peu) avec les logiciels libres, parce que chaque entreprise fait un format RAW différent. Moi, j’ai la chance d’avoir un Nikon (D40), dont le format RAW (NEF, Nikon Electronic File) a été documenté et intégré à GIMP (UFRaw, ça vous dit quelque chose ?). Encore un problème d’interopérabilité. Les gens sont cons.

    Mais bon, depuis quelque temps on parle sans arrêt de migration (toute la gendarmerie sous Ubuntu en 2012), de vente liée (Eee PC et SFR, Windows) et de logiciels non portés (iTunes, la suite Adobe). Et c’est là qu’on voit que les gens ont à y gagner (pour info, Adobe collabore avec Google pour faire tourner « nativement » Photoshop sur Linux, avec Wine.

    le 22 avril 2008 à 21:45, par Diti

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    Quelles fonctions un peu complexes ? Le sommaire : http://fr.openoffice.org/Documentation/How-to/writer/tdm05_afr.pdf

    L’une des grandes richesses de “notre” OS, c’est la documentation très variée. Et, cette remarque vaut également pour le Libre de manière plus générale. La documentation d’OpenOffice répond à pas mal de problème courant : http://fr.openoffice.org/Documentation/Index.html

    Sur Writer : http://fr.openoffice.org/Documentation/How-to/indexht-writer.html

    Le problème de telle ou telle fonction avancée “mal agencée” peut bien exister. Rien n’empêche l’utilisateur d’aborder le problème sur le site d’OpenOffice pour “critiquer” ou proposer tel positionnement de telle fonctionnalité : http://fr.openoffice.org/contact-forums.html

    Les listes sont nombreuses. Autant le dire : je n’appartiens à aucune d’entre elles. Je veux dire pour OpenOffice. Ce sont juste des habitudes de linuxien ! Souligner les “faiblesses” de telle ou telle application peut permettre de faire “progresser” l’application… si tant est que la critique soit dirigée correctement…

    le 22 avril 2008 à 22:05, par zarer

    12

    Il manque un bout :

    Il m’arrive de participer au développement en contactant les développeurs (gscan2pdf, XCFA, …). C’est aussi l’un des grandes forces du Libre : l’accessibilité des développeurs et la participation toujours possible au développement (voir l’essai de E. S. Raymond, La Cathédrale et le Bazar : http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar_monoblock.html).

    On peut bien pointer du doigt un défaut… mais le mieux est encore de participer en le soumettant à ceux qui sont le mieux à même de l’entendre, le comprendre et de le corriger.

    le 22 avril 2008 à 22:07, par zarer

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    @ diti : C’est très juste de souligner le fait que l’on critique (à tort) certaines “applications (Audacity, OOo)” pour leur “look” qui serait prétendument “infect” alors qu’on occulte l’importance dans le développement de “l’ergonomie/usabilité”. C’est généralement un manque, une ou des fonctionnalités qui sont à l’origine du développement. Son extension (sa diffusion) est parfois une incidence : d’autres ont vu l’importance ou l’intérêt du logiciel et le logiciel se répand, tel quel. Viendra ensuite la phase de “raffinement” qui fera “aimer” ou “détester” ce logiciel plutôt qu’un autre. Ce qui ne retire rien à l’intérêt du développement initial. Cette “querelle” me rappelle un peu celle des KDEistes et des Gnomistes (pour ne parler que de ces deux bureaux). Pour ma part, j’ai choisi 8-) !

    Oui je connais depuis peu UFRaw… excellent ! Je l’avais installé il y a pas mal de temps et l’ai ouvert récemment. Excellent ! Ce couplage avec The Gimp est formidable ! Du tonnerre avec mon Canon 350 D !

    Pour ma part, je suis moyennement “chaud” pour le portage de Photoshop sous Linux… M’enfin… si certains sont prêts à payer pour cette affaire… ça se fera.

    le 22 avril 2008 à 22:24, par zarer

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    Mettons Mac de côté qui coûte la peau des fesses !

    Windows Vista :
    Familiale Basique 269€
    Familiale Premium 339€
    Professionnelle 425€
    Intégrale 575€

    Mac OS X Leopard :
    Familiale Basique 129€
    Familiale Premium 129€
    Professionnelle 129€
    Intégrale 129€

    le 22 avril 2008 à 23:02, par David

    15

    Bonsoir David,

    “Mettons Mac de côté qui coûte la peau des fesses !” Je parlais du matériel (”Mac”) et non de l’OS (à base libre rappelons-le Darwin/BSD). Le prix du matériel a toujours été le talon d’Achille de la petite pomme ! Depuis ces débuts… J’ai d’ailleurs vu récemment un excellent documentaire sur les premiers Macs et la bataille acharnée avec Big Blue (IBM), le leader de l’époque, le “vol” de l’interface graphique de Steve Jobs (http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Jobs l’article le dit d’emblée) à l’incroyable équipe du PARC (http://fr.wikipedia.org/wiki/PARC) à l’origine de tellement d’innovations “ergonomiques”… Faut dire que c’était leur seule “mission” : inventer le bureau du futur ! Laquelle idée d’interface graphique a été volée par B. Gates et Consort (l’arroseur arrosé = Jobs) apposée sur le Dirty Operating System (DOS).

    le 22 avril 2008 à 23:11, par zarer

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    Certes Apple reste cher, mais tout n’est pas si cher que ça, je trouve les gens souvent un peu injuste:

    Toshiba Satellite Pro U300 :
    ———————————————————–
    Processeur : Intel Core 2 Duo
    Fréquence du processeur : 1,66 GHz
    Mémoire RAM : 1 Go
    Taille de l’écran : 13,3 Pouce(s)
    Résolution Max : 1280 x 800 pixels
    Chipset graphique : Intel GMA X3100
    Disque Dur : 160 Go
    Lecteur Optique : Graveur DVD Super Multi double couche
    Norme(s) réseau : 10/100 Mbps
    Norme(s) réseau sans-fil : Wi-Fi a/b/g/n
    Technologie Bluetooth : Bluetooth 2
    Lecteur de cartes : 5 en 1
    Télécommande : Non
    ———————————————————–
    PRIX : 956,80€
    ———————————————————–

    Macbook :
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    Processeur : Intel Core 2 Duo
    Fréquence du processeur : 2,1 GHz
    Mémoire RAM : 1 Go
    Taille de l’écran : 13,3 Pouce(s)
    Résolution Max : 1280 x 800 pixels
    Chipset graphique : Intel GMA X3100
    Disque Dur : 120 Go
    Lecteur Optique : Lecteur combo 24x (DVD-ROM/CD-RW)
    Norme(s) réseau : 10/100/1000 Mbps
    Norme(s) réseau sans-fil : Wi-Fi a/b/g/n
    Technologie Bluetooth : Bluetooth 2
    Lecteur de cartes : Non
    Télécommande : Apple Remote
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    PRIX : 999,00€
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    Apple est-il si cher que ça ?

    le 23 avril 2008 à 04:43, par David

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    Dans l’exemple que tu donnes ici, David, on est bien d’accord que ce n’est pas flagrant. Les gens ne sont pas si injustes que ça. Le prix (s’il tend à baisser aujourd’hui) a toujours été un vrai “problème” pour Apple. Ce n’est pas injuste, c’est historique ! Là, si tu es tout “jeune” sous Mac, il faut que tu te renseignes. Dans le reportage que je citais (je ne me souviens pas du titre malheureusement), le problème était évoqué clairement par Steve Jobs et les siens. J’ai un œil sur une histoire de l’informatique, tu en auras confirmation.

    Il est vrai que les succès (quelque peu usurpés !) de leurs produits de consommation tendent à faire baisser leur prix. Quand je parle de leurs succès, je pense à des “produits” tels que l’iPod (beurk ! il gère tellement peu de formats, a si peu de fonctionnalités et est tellement cher comparé au l’iAudio X5L de Cowon ! je peux le dire sans rougir j’ai eu les deux !), la borne wifi AirPort crackée (fort heureusement) par DVD Jon… lequel a aussi cracké l’iTunes, l’iPhone, … Tous les gadgets y passent ! Tout ça pour le plus grand bonheur des linuxiens !

    Ce qui est caractérise avec les exploits de DVD Jon, c’est qu’ils touchent souvent les technologies bridées par Apple (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jon_Lech_Johansen) et d’autres, mais Apple est une cible de choix ! C’est leur “face obscure” ! Airport, par exemple, était un excellent produit. Le réserver aux seuls MacUsers étaient insupportable ! DVD Jon a arrangé ça ! Et a même permis la diffusion de vidéos via Airport ! Un exploit qu’Apple a eu du mal à encaisser…

    J’ai quitté définitivement Mac, il y a maintenant pas mal d’années à cause de leurs technologies “fermées” et “liberticicides” (au sens où l’entend R. Stallman).

    le 23 avril 2008 à 11:27, par zarer

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    Oui oui je suis bien conscient que c’est cher je ne dirais pas le contraire, je sais bien qu’Apple est un milieu très peu permissif, fermé et liberticide mais j’y ai trouvé mon bonheur.

    Je n’ai pas un ordinateur portable avec pleins d’autocollants Intel Windows Asus etc, je n’ai pas un ordinateur avec toutes la panoplie de “crapware” habituellement livrés avec et qui oblige un formatage dès la réception. Un ordinateur ou tout les périphériques ont leur drivers qui fonctionne et ou je n’ai pas besoin d’installer drivers graphique, drivers ethernet avant de pouvoir travailler. C’est un choix personnel, tout ce que je voulais c’était quitter Windows et mon choix s’est porté sur la crapuleuse pomme.

    Mais je vois Alexis depuis septembre sous Ubuntu et il me confirme que Linux est un univers merveilleux et si je n’avais pas été un photographe si pointilleux et adepte du beau je serais sûrement sous Linux à l’heure actuelle.

    le 23 avril 2008 à 14:02, par David

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    C’est plutôt une bonne chose que tu trouves chez Apple ton bonheur.

    Il y a tout de même un point qui me chiffonnera toujours avec MacOS : les fondements de leur système, UNIX, Darwin et BSD, qui aux deux tiers sont Libres et aboutissent à un verrouillage. L’ergonomie, puisque cette notion était au centre de notre discussion, a très longtemps été le très gros point fort d’Apple. J’ai longtemps cru que le Mac resterait indépassable. Et il faut bien le reconnaître : MacOSX était et de loin le plus simple. Jusqu’à ces dernières années où l’on vu les interfaces graphiques (Gnome, KDE 4) arriver à un tel niveau, l’environnement d’Ubuntu qui est très fort du point de vue de l’utilisateur de base (téléchargement automatique des codecs, des pilotes, et j’en passe…), jusqu’à ce que ces projets se hissent (presque) au niveau de la facilité de MacOS X. Preuve en est tous ces projets qui envahissent le monde de l’embarqué… où linux devient transparent pour la majorité des utilisateurs qui se moquent pas d’avoir tel ou tel OS dans le mobile et se centrent sur les fonctionnalités.

    La donne est en train de changer de main. Et, sans vouloir endosser le rôle de mauvais augure, je crois même qu’à terme, Apple s’ouvrira plus largement ou s’éteindra de ne pas s’être ouvert. Ils ont tout intérêt à travailler avec les projets libres portés sous MacOSX, tels que The Gimp, OpenOffice (pour avoir testé la version Neo Office, je crois que c’est son nom, elle est épouvantable !), … au risque de se faire damer le pion ! La logique qui sous-tend la fermeture chez Apple m’échappe : ils empruntent sans cesse, à raison, dans le monde Libre sans rendre grand chose. Pourtant leur expérience en matière d’interface utilisateur pourrait être favorable à plus d’un projet. C’est regrettable.

    Quand tu dis apprécier avoir “Un ordinateur ou tout les périphériques ont leur drivers qui fonctionne et ou je n’ai pas besoin d’installer drivers graphique, drivers ethernet avant de pouvoir travailler.” Mais c’est aussi notre cas, je parle pour ceux qui sont sous Linux. Et cette situation a grandement évolué. L’expérience “Ubuntu” est de ce point de vue extrêmement riche d’enseignements.

    le 23 avril 2008 à 16:01, par zarer

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    “Un ordinateur ou tout les périphériques ont leur drivers qui fonctionne et ou je n’ai pas besoin d’installer drivers graphique, drivers ethernet avant de pouvoir travailler.”
    “Mais c’est aussi notre cas, je parle pour ceux qui sont sous Linux.”

    Mais tout à fait, et je l’ai dit dans mon commentaire précèdent, mon but était de quitter Windows ou ce n’était pas le cas.
    J’ai essayé Ubuntu avant d’acheter un Mac, j’ai collé le CD dans ma tour, j’ai rebooté, 20 minutes après j’étais sur le net, tout marchait et je n’avais quasi appuyé sur rien j’ai vraiment été bluffé.
    Sous Windows la même chose me prenait au moins une heure.

    Mais le problème c’est que dans mon domaine j’estime qu’il n’y a pas de solutions suffisamment intéressante sous Linux, développer un RAW avec The Gimp et UfRaw non merci j’ai testé, Lightroom me permet infiniment plus de réglages, une gestion complète de tout mon travail photographique avec une automatisation que je n’avais jamais trouvé avant,sauvegarde, catalogue de tout mon travail, etc … , et pourtant j’en ai essayé des déRAWtiseur.

    Lightroom est un outil destiné aux professionnels de la photographie, et tout les photographes s’accordent à dire que c’est l’un des meilleurs outils proposé au milieu de la photographie professionnelle mis à part Aperture(sous Mac) ou Capture One (excellent mais trouve surtout son intérêt pour des boîtiers Moyen-Format).

    Je suis quelqu’un de très perfectionniste et après avoir testé et approuvé Lightroom sous Windows depuis sa première version Béta je n’ai pas pu me contraindre à une autre solution sous Linux.
    The Gimp et UfRaw fonctionnent à merveille, Bibble aussi d’ailleurs que j’ai eu l’occasion de tester et beaucoup de photographe sont heureux de travailler avec mais cette solution ne me convenait pas car elle ne m’apportait pas tout ce dont j’avais besoin.

    Et donc la seule solution pour moi d’avoir Lightroom et de quitter Windows fut de passer sous Mac :p

    le 23 avril 2008 à 16:35, par David

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    Concernant le débat Open Office / Office 2007, je crois que chacune des deux parties doit encore apprendre de son concurrent. La documentation d’Open Office est réellement excellente, et on ne peut malheureusement pas dire la même chose pour Office 2007… Malgré tout, Open Office me rebute toujours un peu, mais peut être est-ce son coté austère… Quoi qu’il en soit, j’arrive parfaitement à l’utiliser, et pour l’utilisation (basique) que j’en ai; cela me suffit amplement.

    En ce qui concerne Apple, le débat est assez interessant: David trouve son bonheur chez Apple quand d’autres le trouvent chez Microsoft ou chez Linux; Et au final, c’est une bonne chose; l’important étant de trouver un environnement de travail qui nous convient. Ce qui est plus problématique, et ce qui échappe la plupart du temps à l’utilisateur de base, ce sont les enjeux engendrés par l’utilisation quotidienne de technologies privatives de libertés (propriétaires).

    La logique qui sous-tend la fermeture chez Apple m’échappe : ils empruntent sans cesse, à raison, dans le monde Libre sans rendre grand chose. Pourtant leur expérience en matière d’interface utilisateur pourrait être favorable à plus d’un projet. C’est regrettable.

    Mais le monde de l’entreprise n’est que très rarement fair-play! Leur expérience matière d’ergonomie est énorme, mais quel intérêt Apple à t’il d’ouvrir son code source et d’apporter son expérience au monde du Libre ? voir les Mac-users switcher vers des solutions Linux? Pas trop à leur avantage!

    Tout le monde gagnerait pourtant à travailler main dans la main; mais c’est encore malheureusement une utopie. Tant qu’Apple, ou Microsoft ne trouveront pas d’intérêt commercial à ouvrir leurs sources, ils ne les ouvrirons pas.

    Et c’est réellement dommage. Sans cesse, les Entreprises utilisent des solutions open source, s’inspirant de telle ou telle fonctionnalité, sans rendre la pareille au monde Libre. L’open source devient un outil capitaliste, profitant aux entreprises…

    En ce qui concerne l’intégration des pilotes et du hardware de manière générale, je rejoins le point de vue Christophe (zarer). Avec la gestion des drivers propriétaires dans Ubuntu, tout fonctionne assez souvent du premier coup. Mais on peut se poser la question du bien fondé de cette démarche: Utiliser des technologies propriétaires sous Linux, n’est ce pas donner du crédit à ces constructeurs qui refusent d’ouvrir leurs drivers ? (…)

    le 23 avril 2008 à 16:35, par Alexis Metaireau

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    Avec une distribution telle qu’Ubuntu, il y a deux logiques qui s’entrecroisent et qui devraient avoir des incidences déterminantes dans les années à venir. Quand David dit :

    “J’ai essayé Ubuntu avant d’acheter un Mac, j’ai collé le CD dans ma tour, j’ai rebooté, 20 minutes après j’étais sur le net, tout marchait et je n’avais quasi appuyé sur rien j’ai vraiment été bluffé.”

    Cette expérience, on peut dire, réussie est “exemplaire”. Peu de distributions ou d’OS permettent un accès aussi “facile”. Essayer, par exemple, comme Alexis l’a fait, une Fedora (pour certains je reste persuadé que l’expérience peut être positive de bout en bout dès l’installation… mais ça n’a pas été mon cas chaque fois que j’ai testé Fedora) ou FreeBSD 7 (voir mon article là dessus : http://ubunteros.tuxfamily.org/spip.php?article167 contrairement à DesktopBSD qui une distribution extrêmement facile d’accès, tout comme PCBSD) peut vite devenir un authentique cauchemar !

    Une expérience d’installation comme celle de David est une expérience précieuse, parce que “bluffante” pour le nouvel utilisateur. L’image (encore trop injustement déplorable dans l’esprit du grand public) de Linux en est très largement réhaussée. C’est le bon côté de cette intégration (suggérée, tout de même) de pilotes ou codecs propriétaires. Alors bien entendu se pose le problème crucial de la liberté logicielle… pour laquelle je suis un “extrémiste, un farouche partisan.

    De ce point de vue d’ailleurs, les accords contractés entre Ubuntu et Linspire sont plus que douteux. Ils m’ont écarté d’Ubuntu pendant un bon moment pour m’installer confortablement sous une Debian Lenny dont je suis parfaitement heureux. Les engagements de Shuttleworth pris pour le développement de Hardy m’ont quelque peu apaisé. J’ai donc repris tranquillement mes installations sur poste de nouvel utilisateur avec Ubuntu.

    Il faut aussi remarquer un fait notable : nombre de constructeurs semblent avoir compris l’importance du mouvement du Logiciel Libre. On voit ici et là des fabricants (AMD par exemple) libérer leur code source. Ce mouvement est encore timide mais il est soutenu par des politiques commerciales tout aussi marquantes : Dell, Nokia, … Le pas semble se cadencer sur cette marche lente mais sûre.

    Alors, je crois qu’en favorisant les expériences réussies (telle celle de David), Linux accroît le nombre de ses utilisateurs, ce qui ne être que profitable. À terme, une “assiette” plus importante d’utilisateurs ça a son importance auprès des constructeurs.

    Le mouvement pourrait bien être inverse mais ce n’est pas ce que montre la “tendance”. Regardez le cas des ultra-portables d’ASUS et Consort, les téléphones mobiles de NOKIA, le FreeDOS intégré par DELL. Tous Ces fabricants sont des mastodontes ! Ils pèsent très lourds dans la balance. Le poids, je le pense mais je peux aussi me tromper, devrait entraîner de plus en plus de fabricants à se tourner vers des solutions “libres”. On devrait avoir de moins en moins besoin d’un recours à ce genre de solutions négociées entre le Libre et le propriétaire pour ce qui est de la gestion des périphériques.

    le 23 avril 2008 à 19:32, par zarer

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    Moi je trouve que le billet d’Alexis est plutôt optimiste et il a raison de l’être !

    J’ai à peu près le même parcours linuxien que lui : il y a 4 ou 5 ans j’ai tenté une installation de Mandrake sur laquelle je suis resté un petit moment, j’étais assez séduit par le style graphique de KDE mais les compilations de programmes à répétition (./configure, make, make install) ont eu raison de ma patience. Néanmoins Alexis a réussi (à force de débats merdiques et de défis à la con) à me convaincre d’installer Ubuntu il y a environ 2 mois de ça.
    Me voilà donc arrivé dans le monde de Linux et j’avoue être très bluffé des avancées de ces 5 dernières années !

    Aujourd’hui Ubuntu répond à la plupart de mes besoins de manière libre. L’interface de Gnome en plus d’être très ergonomique est belle (parce que malgré ce que les geeks en disent c’est un point important pour le fameux utilisateur lambda de se sentir à l’aise sur son PC).

    Seulement, au jour d’aujourd’hui, il est utopique de vouloir migrer tout le monde sous Linux : il reste les habitudes de Windows. Demander aux utilisateurs de se former à Linux quand ceux-ci ne voient leur ordinateur que comme un outil est considéré comme une perte de temps.

    Quant au problème des logiciels il est réel :

    Photoshop vs Gimp : pour avoir utilisé les deux j’ai d’énormes difficultés à utiliser Gimp efficacement et ça dépasse le problème des habitudes, il s’agit clairement d’un manque d’ergonomie.

    Cadence vs ?? : les logiciels en terme de CAO électronique sous Linux c’est à peu près le néant à part quelques logiciels de schémas avec simulation foireuse…

    Cubase vs Ardour : quoi ? il faut changer le noyau linux pour faire du son sous Ubuntu ? Quant à Jack j’ai personnellement jamais réussi à le faire fonctionner sur ma machine…

    Finalement je pense qu’il faut être positif : vu l’évolution en 5 ans, l’avenir nous réserve de belles surprises. Ca ne nous empêche pas d’être réalistes sur les limites de notre OS préféré.

    le 26 avril 2008 à 21:36, par Fred

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