Archive pour la catégorie ‘Linux’

Qu’est ce que GNU/Linux ? Retour aux origines

Vendredi 30 mai 2008

Avec l’arrivée des distributions « grand public », GNU/Linux souffre d’un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur :

C’est parce que GNU/Linux est une solution de plus en plus largement diffusée et accessible que beaucoup de nouveaux utilisateurs s’y essayent. Trop souvent en oubliant qu’il s’agit du résultat du labeur de la communauté Libre. C’est un phénomène qui se vérifie trop souvent, et j’en suis moi même la preuve : lorsque j’ai décidé de passer sous GNU/Linux, c’était plus par curiosité - parce que cela était amusant - que parce qu’il s’agissait d’une solution fonctionnant grâce et pour le logiciel libre. Ce n’est qu’au fur et à mesure de mes pérégrinations que j’ai cherché à approfondir cette question qui me semble désormais essentielle.

Cela semble pourtant être une évidence : « J’utilise Linux, donc je sais de quoi il retourne ». Malheureusement, c’est assez souvent faux ! Parce qu’il est nécessaire d’avoir une démarche personnelle vers le Logiciel libre pour en comprendre la grandeur, et pour saisir les messages d’ordre philosophique et politique (au sens noble du terme) qu’il engage1.

On compare trop souvent GNU/Linux à Windows, et c’est un tord: L’un n’est pas l’autre2, et les principes qui les régissent, même si ils suivent les même bases techniques (ce sont tous deux des systèmes d’exploitation voués aux mêmes finalités), sont complètement différents voir parfaitement opposés: l’un défends le logiciel libre tandis que l’autre s’inscrit dans une logique de profit économique, et de « programmation égoïste »3.
Ce sont ces principes et cette idéologie, qui ont permis à GNU/Linux de devenir ce qu’il est. Cela à fonctionné parce qu’il s’agit d’un logiciel libre, permettant à chacun, à son échelle, de participer au projet comme il l’entends.

Il semble donc primordial de ne pas reléguer le logiciel libre à un simple contexte de développement, ayant permis de donner naissance au paysage libre actuel. C’est ce qui semble se passer, et la conséquence est simple: les contributions ne sont pas à hauteur du succès des différents projets4.

Le simple fait d’utiliser des logiciels libres ne suffit pas à contribuer à son évolution, il est nécessaire de s’y impliquer pour que cela fonctionne5. La déclaration d’un bug ou un simple retour utilisateur permettent alors de contribuer, à votre échelle.

Avec GNU/Linux, vous avez le pouvoir de faire évoluer les choses, utilisez le !

  1. le projet GNU est une ressource intarissable à ce sujet []
  2. Lire l’excellent article de Sébastien Sauvage à ce sujet []
  3. au sens ou l’entends Gerald Weinberg dans son ouvrage The Psychology of Computer Programming []
  4. ça en fait d’ailleurs râler certains []
  5. C’est d’ailleurs ce point qui est à l’origine des désaccords entre les partisans du Logiciel Libre et ceux de l’Open Source… []

Convertir des albums encodés en .flac vers du .mp3

Lundi 26 mai 2008

J’ai récemment récupéré plusieurs albums au format flac, et souhaitant pouvoir les lire sur mon baladeur multimédia, j’ai du les convertir au format mp3 (bouuuuh).

Rien de bien sorcier, mais les albums en question étaient fournis sous le forme d’un seul et unique fichier, ainsi que d’un fichier .cue, contenant les informations de découpage des titres du dit album.

J’ai donc utilisé mp3splt, ainsi que flac2mp3.

Téléchargez les différents logiciels, installez les puis placez vous dans le répertoire contenant vos fichiers .flac et tapez:
flac2mp3 . . && mp3splt -c *.cue *.mp3

Et en trois coups de cuillère à pot, le tour est joué!

Il est également possible de procéder de la même manière en obtenant un fichier ogg Vorbis, en utilisant oggconvert ou flac2ogg.

Ubuntu - Impossible de se connecter au réseau wifi

Mardi 20 mai 2008

Cette nuit, et sans donner plus d’explications, mon ordinateur à subitement refusé de se connecter a mon réseau wifi. Lorsque la détection des réseaux voisins, y compris le mien, se passe sans encombres, la connexion échoue systématiquement, nm-applet me demandant sans cesse de (re)saisir la clé de chiffrement.

Il semble s’agir d’un problème de configuration, puisque, après création d’un nouveau compte utilisateur, la connexion en wifi au même point d’accès ce passe sans encombres.

un locate wireless | grep ~ me retourne une liste des fichiers potentiellement incriminés. Les fichiers de configuration concernant le wifi sont situés dans ~/.gconf/system/networking/wireless/networks.

Supprimez les dossiers portant le nom du SSID de votre connexion wifi, et relancez une session: Ils seront regénérés automatiquement à la saisie de votre clé de chiffrement.

Voici la ligne de commande permettant de supprimer l’intégralité de votre configuration :
rm -Rf ~/.gconf/system/networking/wireless/networks/*

Par contre, je n’ai aucune idée de la provenance du problème …

Linux et Ubuntu: mon expérience utilisateur

Lundi 21 avril 2008

Cela fait maintenant quelques mois (depuis octobre peut être) que j’ai complètement quitté Windows (XP) au profit de Linux (Ubuntu). J’ai commencé par essayer plusieurs distributions pour finalement me tourner vers Ubuntu, celle-ci remplissant plutôt bien son objectif premier: rester accessible à l’utilisateur lambda tout en permettant une personnalisation poussée de l’environnement de travail.

Petit compte rendu:

Mauvais souvenirs

A priori, mon appréhension pour Linux était grande: J’ai installé il y à de ça 6 ans une distribution Redhat. J’étais complètement perdu et paniqué (et n’ayant pas internet, ça ne pouvait être que pire): Incompréhension totale du système, impossibilité d’installer un logiciel sans passer par la l’effrayante ligne de commande etc. Échec lamentable et retour à Windows. ( Non pas que le système était mauvais, mais il ne me convenait pas à l’époque).

De la facilité d’installation et d’utilisation

Poursuivant mes études (informatiques), j’ai été amené à côtoyer Linux d’un peu plus près, et à finalement tenter l’installation d’Ubuntu sur mon poste. N’ayant connu que l’installeur de Debian; je fût agréablement surpris de pouvoir installer mon système tout en allant consulter mes mails et rédiger des documents, grâce au live-cd.

L’installation est rapide, pratiquement pas de problèmes de compatibilités sur ma machine (ce n’est pas encore le cas pour tout le monde); Une heure plus tard, je me retrouve avec un environnement de travail bien ficelé, et … même pas la peine d’installer des logiciels supplémentaires; tout est fourni: lecteur audio, navigateur web, traitement de texte, etc. (Quand on vient de windows, ça fait bizarre …)

J’utilise mon ordinateur pratiquement tous les jours, et plusieurs fois par jour. Un des points faibles d’ubuntu (sur mon portable en tout cas), est la lenteur du démarrage, (pas grand chose, mais je dois avoisiner les 15 à 20 secondes de plus que lorsque j’étais sous windows). Par contre, une fois le système démarré; la richesse des outils proposés et leur intégration est géniale. J’ai déniché et installé très facilement quelques logiciels qui m’assistent quotidiennement de manière très efficace (Tomboy et Gnome-Do pour ne pas les citer), j’aurais du mal à les quitter en retournant sous windows.
Je me suis finalement assez rapidement adapté. On s’y retrouve très facilement dans gnome: ca reste simple tout en étant puissant.

Le choix logiciel

Un des arguments qui revient souvent en la défaveur de Linux est le manque de choix logiciels. Outre les outils de la suite Adobe, (qui s’appuient sur des formats non libres et ne permettent pas l’installation de leurs logiciels sous Linux) et la plupart des jeux, cet argument n’est pas valable.

Ce sont nos habitudes qui nous bloquent. J’étais habitué à Office 2007 (qui, il faut le dire, fournit une interface très ergonomique), j’ai néanmoins changé d’habitudes et rédige mes documents sur OpenOffice avec (presque) autant de facilité; en plus les documents en questions sont fournis dans un format libre et ouvert, permettant une intéropérabilité maximum :)
Concrètement, et comme je le disais plus haut, lorsque je cherche un logiciel, les trois quarts du temps, je trouve mon bonheur dans les dépots. J’ai même le choix entre plusieurs logiciels concurrents, le pied.

Certes les gamers, designers (quoi que) et autres photographes bénéficient d’outils bien plus appropriés sous Windows ou sous mac; dommage pour eux ;)

Du chemin à parcourir

Après une installation « fraîche », j’ai été sujet à quelques bugs (leur résolution à d’ailleurs fait l’objet d’un billet). Preuve que le système manque peut être encore un peu de maturité pour les portables. Une fois le premier cap passé (difficile, je vous l’accorde), travailler sous Linux est un vrai bonheur. Et en tant que développeur, je ne pouvais qu’apprécier de pouvoir accéder à toutes les sources des logiciels grâce auxquels je travaille. (je les ai pas tous regardé hein!)

Conclusion

Finalement, je suis pleinement satisfait de mon système: simple d’utilisation, facile à maintenir en forme, et bénéficiant d’une communauté active;

Je crois ne surprendre personne en disant qu’il s’agit uniquement d’une question de choix. J’ai testé Linux et Windows; et pour l’utilisation que j’en ai, Linux me convient parfaitement (ce qui n’est certainement pas le cas de tout le monde actuellement). Windows me convenait également, mais après utilisation, moins que Linux.

D’un point de vue plus idéaliste, participer en tant qu’utilisateur au mouvement opensource est également une fierté personnelle. Joli pied de nez aux éditeurs propriétaires: « Eh ouais, le libre, ça fonctionne, et plutôt pas mal! »

Et puis bien sur, je ne parles que de ce que j’ai pu apercevoir. J’oublie de parler de la sécurité du système, de l’absence de virus (pas qu’il n’y en ai pas, mais je n’en ai pas croisé) et sûrement d’un tas d’autres choses.

En tout cas, en peu de temps les choses ont bougées très rapidement, et dans le bon sens. Ca en est presque flippant: A quoi doit-t-on s’attendre d’ici à 5 ans ?

Partitionnement sous linux: séparez votre partition /home !

Lundi 10 mars 2008

Parce que je ne peux pas m’empêcher de tester d’autres distributions (Crunchbang Linux, Linux Mint,OpenSuse …), il m’arrive occasionnellement de réinstaller mon système d’exploitation.

Afin de garder toujours sous la main mes dossiers personnels, et tous mes réglages d’applications , j’ai séparé lors de mon premier partitionnement, la partition /home des autres. C’est un réel bonheur que de n’avoir plus rien à reconfigurer après réinstallation de son système.

Effectivement, sous Linux, (en tout cas sous gnome), les réglages de vos applications sont enregistrés dans autant de dossiers/fichiers cachés à la racine de votre partition utilisateur (/home/username/.*)

Du coup, pas besoin de configurer l’accès au réseau, de changer son fond d’écran ou de paramétrer ses logiciels, c’est déjà fait! C’est pas beau la vie ? :)

J’ai également séparé ma partition /opt, qui contient toutes les applications qui ne sont pas maintenues dans des dépôts.

Séparation de la partition /home

Si vous n’avez pas séparé votre partition /home lors de la phase d’installation, il n’est pas trop tard.

Plusieures manières de procéder:

  • Soit en installant gparted ( en cliquant sur le lien, ou via un classique sudo aptitude install), puis en modifiant votre table de partition pour obtenir une configuration similaire à la suivante (il est possible via cet utilitaire de redimensionner la taille de vos partitions).
  • Soit, si votre partition système n’est pas accessible avec ubuntu de lancé, en utilisant le live CD, pour toujours obtenir une config comme celle-ci:

Et voilà :)

LAMP - Installation et configuration d’un serveur Apache-MySQL-PHP sur Ubuntu Linux

Mercredi 27 février 2008

Un petit billet, sous forme de note, pour ceux qui (ré)installent (régulièrement) leur solution AMP à des fins de développement:

Apache2 + mySQL-server-5.0 + phpMyAdmin

Pour commencer, installons notre serveur Apache2, avec PHPmyAdmin et MySQL-5.0

L’habituelle ligne de commande magique:

sudo aptitude install phpmyadmin mysql-server-5.0

Ou pour ceux qui préfèrent, les liens apt:

Sélectionnez “apache2″ lorsqu’on vous demande de faire un choix de serveur.

A la fin de l’installation, si vous pouvez accéder à votre serveur web à l’adresse http;//127.0.0.1, c’est que tout à fonctionné correctement.

Configuration

Emplacement des fichiers à publier: méthode 1

Il est possible que l’emplacement du dossier www (situé dans /var/www/) ne vous convienne pas. Il est très facile de le modifier.

Ouvrez avec votre éditeur de texte favori (en mode superutilisateur) le fichier /etc/apache2/sites-avalaible/default.

Chez moi ça donne

sudo nano /etc/apache2/sites-available/default

, mais d’autres préférerons l’ interface un peu plus intuitive (et surtout avec une souris) de gedit:

gksu gedit /etc/apache2/sites-available/default &

.

Et modifiez le chemin par defaut (/var/www/) par celui que vous préférez (ça sera pour moi /home/alexis/www/). Attention, il y à deux occurrences de /var/www/ !

Pour vérifier que les modifications ont bien fonctionné, redémarrons apache et affichons la racine de notre serveur. Théoriquement, les fichiers souhaités apparaissent.

sudo /etc/init.d/apache2 force-reload

J’en profite à cette étape là pour généralement changer la directive AllowOverride NONE en AllowOverride ALL pour que mes ré-écritures d’URL fonctionnent correctement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les directives apache, vous pouvez télécharger le paquet apache2-doc disponible dans les dépôts officiels, ou consulter la documentation en ligne.

Emplacement des fichiers à publier: méthode 2

Vous pouvez également activer l’option User Home Directory dans le fichier httpd.conf:

# User home directories
Include etc/extra/httpd-userdir.conf

Vos fichiers sont alors disponible via http://localhost/~nom_utilisateur/ et compris dans le sous répertoire public_html de votre Home.

Merci @wazzabid pour l’astuce.

Activer l’URL Rewriting

De plus en plus de personnes et d’applications mettent à profit la ré-écriture d’url, si c’est votre cas, deux lignes suffisent pour l’activer avec apache2:

sudo a2enmod rewrite

Vous pouvez aussi désactiver un module avec la commande a2dismod

Configurer PHP

Par défaut, PHP ne notifie pas toutes les erreurs qu’il rencontre (et d’un point de vue sécuritaire, pour des sites en production, c’est bien-venu). Pour un développeur, il est quand même utile de voir s’afficher tous les avertissements.

Rien de bien compliqué: éditez le fichier /etc/php5/apache2/php.ini et changez la valeur du error_reporting (~ligne 317 chez moi). Il doit en résulter la ligne suivante:

error_reporting = E_ALL | E_STRICT

Libre à vous de choisir les options que vous préférez.

Désactiver le lancement des serveurs au démarrage

Une fois installés, les serveurs Apache et MySQL se lancent automatiquement au démarrage de votre machine, en tant que service. Vous pouvez les désactiver via Système -> Administration -> Services.

Sécurisation de mySQL

mySQL fournit un outil fort interessant peremttant d’effectuer quelques opérations courantes menant à une meilleure sécurisation du serveur mySQL de base. Il suffit de taper la commande dans un terminal:

mysql_secure_installation

Merci @Tenshu pour l’astuce!

Conclusion

Et voila, vous disposez d’une solution AMP pour le développement. N’oubliez pas de Redémarrer votre serveur Apache une fois les modifications effectuées.

Ubuntu: Trucs et astuces #2

Mercredi 13 février 2008

Quelques trucs astuces utiles sous ubuntu:

  • enlever la demande de mot de passe root lors des “sudo”
  • enlever la vérification automatique des disques au demarrage (parce que c’est quand même pénible parfois …)
  • voir les manpages en couleur (ça change la vie!)
  • ajouter des actions à nautilus avec nautilus-actions
  • Récupérer l’aide en ligne d’ubuntu-fr hors-ligne
  • Grouper/mettre en onglet les fenêtres
  • Retrouver le Maj-Alt-Tab dans compiz

Enlever la demande de mot de passe lors des “sudo”

Après discussion et reflexion, il apparait que cette modification du système n’est pas des plus judicieuse, puisque cela reviens à contourner le système de gestion des droits utilisateurs (via sudo), supprimmant les dernières notions de sécurité de sudo, un bel exemple de ce qu’il ne vaut pas mieux faire en somme.

Lorsque vous lancez une application en mode super utilisateur (avec la commande sudo, ou gksu), le système vous demande systématiquement un mot de passe. Si comme moi ça vous agace de devoir retaper maintes et maintes fois le même mot de passe, suivez le guide:

Dans une console, tapez:

sudo visudo

votre éditeur de texte se lance (bizarrement, ce n’est plus vi par défaut sous ubuntu), et édite le fichier /etc/sudoers. Passez en mode édition et ajoutez les lignes suivantes à la fin du fichier:

user ALL=(ALL) NOPASSWD: ALL

Enlever la vérification automatique des disques au démarrage du système

Je viens de voir que cep avait fait un article fort intéressant sur son blog. Si vous en avez marre que votre système fasse des vérifications à tirelarigot, allez y faire un tour. (je pourrais vous en dire plus, mais cep le fait très bien)

Voir les manpages en couleur

Si vous accédez régulièrement aux manpages, il peut être pratique d’y voir un peu plus clair.Le pager most permet de coloriser les manpages de manière automatique, ca donne quelque chose comme ça:

les manpages avec le pager “most”

Pour installer most pour vos manpages:

sudo apt-get install most

le lien apt:

Pour configurer le pager par défaut:

sudo update-alternatives --config pager

et sélectionnez bien sur “most”!

voir l’astuce sur LéaLinux

Ajouter des actions à nautilus

J’avais trouvé une astuce sympa sur le blog de Cyril, qui utilisait nautilus-actions pour faire du traitement automatisé d’images.J’ai donc farfouillé un peu du coté de Nautilus-actions, et ça permet de faire énormément de traitements de manière automatisée.

Retrouvez une liste d’actions sur grumz.net. J’aime particulièrement le “renommage” de fichiers en masse, le montage automatique des fichiers ISO et la copie distante via ssh.

Essayez, on garde vraiment en productivité

sudo aptitude install nautilus-actions

le lien apt

Le wiki d’ubuntu-fr hors ligne

J’étais passé à coté de l’information, mais il est possible de télécharger l’intégralité du wiki d’ubuntu-fr pour l’avoir toujours à disposition. Ça prends quelques minutes, et si vous n’avez pas toujours accès à internet, ça peut s’avérer très pratique.

Grouper / mettre en onglet les fenêtres

Compiz propose tout un tas d’options et de plugins, que j’ai souvent du mal à trouver utiles. En farfouillant un peu, J’ai découvert il y à peu une fonction utile et pratique. Elle permet de regrouper ses fenêtres en onglets, et de faire croire à votre environnement qu’il s’agit d’une seule application. J’ai testé sans plus tardé sur VLC.
Le résultat est visuellement agréable (ça devient une habitude), et c’est super pratique!Mieux que de longs discours, voici une vidéo démonstrative (la qualité n’est pas au rendez vous, mais on se rends bien compte de l’utilité de la chose):

Si vous voulez activer le groupage des fenêtres, il vous faudra compizconfig-settings-manager et bien évidemment compiz-fusion, puis activer l’option correspondante et la configurer dans le gestionnaire de configuration (système->préférences->Advanced Desktop Effects Settings). Le plugin s’intitule “Grouper et basculer les fenêtres”, disponible dans la catégorie “Gestion de fenêtres”.

Retrouver la naviguation via Alt-Maj-Tab

Sur ma machine, avec compiz activé, je ne pouvais plus utiliser le maj+alt+tab (maj-tab dans l’ordre inverse) pour naviguer entre les fenêtres.
Je ne sais pas si le problème est récurrent, en tout cas, voila comment retrouver une “vraie” navigation:Dans gConf (alt-f2 “gconf-editor”), éditez la clé /apps/metacity/global_keybindings/switch_windows_backward” en entrant la valeur <Alt><Shift>Tab”.

Et voilà!

Le gestionnaire de fenetre OpenBox

Jeudi 31 janvier 2008

J’ai eu l’ocasion de tester recemment la distribution CrunchBangLinux, qui utilise le gestionnaire de fenetres OpenBox. La rapidité de ce dernier, même sur une machine virtuelle, m’à pas mal bluffé. L’environnement est très épuré, et, chose très importante: il est pratiquement possible de tout faire au clavier, un vrai bonheur.

L’installation et quelques bidouilles plus tard, je me retrouve avec le gestionnaire de fenêtre installé, et pratiquement configuré. OpenBox utilise uniquement trois fichiers de configuration, au format XML: autostart.sh (pour le lancement d’applications au démarage), menu.xml (pour le clic droit) et rc.xml (pour les racourcis). Dur de s’y perdre donc…

J’aimais bien ce qu’avais fait Philippe, j’ai donc carrement repiqué les fichiers de config de CrunchbangLinux, et adapté le tout à ma sauce.
J’ai d’ailleurs découvert par ce biais tout un tas de logiciels super sympas (encodeurs musicaux, enregistreurs de session vidéo etc.), enfin bref, ca donne un truc à peu près comme ça:

Ma configuration OpenBox

Si vous n’aimez pas le coté minimaliste de la chose, vous pouvez aussi integrer openbox à KDE ou à Gnome sans soucis :).

Installation

L’installation est toujours aussi facile:

sudo aptitude install openbox openbox-themes

Il peut ètre interessant d’installer quelques packages supplémentaires:

  • ivman permet de monter automatiquement vos périphériques de stoquage
  • pypanel permet d’avoir une bare des taches sur votre environnement.
  • gmrun permet de remplacer la boite de dialogue de lancement d’application de gnome (ALT+F2)
  • feh, pour changer votre fond d’écran :)

sudo aptitude install ivman pypanel gmrun feh

Configuration

La configuration se fait très bien en bidouillant un peu.

Si ça peut aider, je vous mets à disposition “mes” fichiers de config.

Si vous souhaitez changer le fond d’écran , utilisez l’utilitaire feh. Ca se passe comme suit:
feh --bg-scale *chemin vers votre image*

µTorrent (et son interface web) sur Ubuntu Linux

Mardi 22 janvier 2008

Logo utorrent

Si, comme moi, vous utilis(i)ez Windows, vous connaissez sûrement µTorrent, le gestionnaire de torrents.
Depuis ses dernières versions, il offre un service Web d’administration vraiment bien ficelé, qui n’existe malheureusement pas sur Linux.

Mais n’abandonnons pas trop vite…

Installation de µTorrent sous Wine

Si vous n’avez pas Wine, vous pouvez l’installer très facilement..
Ajout des dépôts & installation de Wine
On commence par ajouter le dépôt Wine à la liste des dépôts (adaptez à votre distribution)

wget -q http://wine.budgetdedicated.com/apt/387EE263.gpg -O- | sudo apt-key add -
sudo wget http://wine.budgetdedicated.com/apt/sources.list.d/gutsy.list -O /etc/apt/sources.list.d/winehq.list
sudo apt-get update

Puis, comme à l’habitude, on installe le plus simplement du monde via les dépôts…

sudo apt-get install libfreetype6 wine

Téléchargement et installation de µTorrent

Téléchargeons la bête… (Ici il s’agit de la version Bêta, ajustez en fonction de ce que vous souhaitez ;) )

wget http://download.utorrent.com/beta/utorrent-1.8-alpha-7928.upx.exe

Puis lançons l’installation:

wine utorrent...

Pour ceux qui n’ont pas d’environnement graphique

Si vous n’avez pas accès à un serveur X, la dernière instruction devrait poser problème. On peut contourner le problème grace à l’export Diplay:

Nous avons besoin de xauth (pour l’Export display), screen (multiplexeur de terminal) et xvfb (Faux serveur X):

sudo apt-get install xauth screen xvfb

Connectons nous depuis un serveur X existant, au serveur distant:

ssh -X utorrent@serveur

Création des répertoires

Créons l’arborescence des répertoires souhaités:

mkdir dlNew dlDone torrent torrentDone torrentAuto

Installation de l’interface Web

L’interface Web de µTorrent permet de contrôler les fichiers Torrents à distance, depuis n’importe où. Ce qui peut s’avérer réellement super pratique.

Déplaçons nous dans le répertoire de µTorrent (remplaçez aak par votre login):

cd ~/.wine/drive_c/windows/profiles/aak/Application\ Data/uTorrent/

Puis téléchargeons l’interface Web:

wget http://www.utorrent.cz/dwn/webui.zip

A ce stade, nous pouvons lancer µTorrent pour le configurer:

wine ~/.wine/drive_c/Program\ Files/uTorrent/uTorrent.exe

Pour ceux qui n’ont pas de serveur X:

Ou même pour les autres, si vous ne voulez pas de µtorrent sur votre écran.

On crée notre faux serveur X avec l’identifiant 1:

screen
Xvfb :1

On détache la console (CTRL+A+D) Puis on lance µTorrent sur la faux serveur X:

export DISPLAY=:1
wine ~/.wine/drive_c/Program\ Files/uTorrent/uTorrent.exe

Si tout fonctionne, vous pouvez visualiser l’interface d’administration depuis http://localhost/gui/*

Pour aller un peu plus loin: configuration d’Apache & ModProxy

Le contrôle d’accès fourni d’office est assez peu fiable, et il est impossible de faire tourner le gui en même temps qu’Apache sur le même port.

A l’impossible nul n’est tenu … Voyons voir ce que l’on peut faire.

Pour commencer, Installons Apache (si ce n’est déjà fait), et mod_proxy:

sudo apt-get install apache2

Puis activons le mod proxy:

sudo a2enmod proxy

Nous allons maintenant configurer le module de proxy afin de limiter l’accès à l’interface d’administration. On souhaite faire proxy entre http://127.0.0.1:40000/gui et http://0.0.0.0/gui , le premier étant le serveur de µTorrent, en écoute sur le port alternatif 40000.

modifications dans proxy.conf

Allow from all

Ajoutez dans un Vhost

ProxyPass /gui http://127.0.0.1:40000/gui
ProxyPassReverse /gui http://127.0.0.1:40000/gui

L interface web de utorrent est en écoute sur le port 40000 (Alternative port)
Dans cette configuration, il faut limiter l accès a l interface web d Utorrent a l ip 127.0.0.1 pour obliger a passer par apache2 (dans la configuration de µTorrent).

Et voila, c’était pas si compliqué en fait, huh ?!

Merci à Roland pour les tips ;)

en vrac

Jeudi 20 décembre 2007
  • Si vous vous retrouvez assez régulièrement avec des erreurs de clés PGP quand vous installez via apt (ou aptitude ;) ), il suffit de les rajouter.
  • Si vous avez Linux, et pas internet, vous aurez surement remarqué que le gestionnaire de paquets n’apprecie pas trop. Ah bon ?
  • Vous cherchez à notifier vos emails Gmail de manière simple? Il existe un petit utilitaire (hautement configurable) qui devrait faire votre bonheur.
  • vous voudriez essayer Firefox3 beta 2, mais vous voulez garder vos extensions, il existe une bidouille qui permet d’enlever la vérification de compatibilité des extensions. Vous n’avez plus d’excuses :)