Archive pour janvier 2008

Le gestionnaire de fenetre OpenBox

Jeudi 31 janvier 2008

J’ai eu l’ocasion de tester recemment la distribution CrunchBangLinux, qui utilise le gestionnaire de fenetres OpenBox. La rapidité de ce dernier, même sur une machine virtuelle, m’à pas mal bluffé. L’environnement est très épuré, et, chose très importante: il est pratiquement possible de tout faire au clavier, un vrai bonheur.

L’installation et quelques bidouilles plus tard, je me retrouve avec le gestionnaire de fenêtre installé, et pratiquement configuré. OpenBox utilise uniquement trois fichiers de configuration, au format XML: autostart.sh (pour le lancement d’applications au démarage), menu.xml (pour le clic droit) et rc.xml (pour les racourcis). Dur de s’y perdre donc…

J’aimais bien ce qu’avais fait Philippe, j’ai donc carrement repiqué les fichiers de config de CrunchbangLinux, et adapté le tout à ma sauce.
J’ai d’ailleurs découvert par ce biais tout un tas de logiciels super sympas (encodeurs musicaux, enregistreurs de session vidéo etc.), enfin bref, ca donne un truc à peu près comme ça:

Ma configuration OpenBox

Si vous n’aimez pas le coté minimaliste de la chose, vous pouvez aussi integrer openbox à KDE ou à Gnome sans soucis :).

Installation

L’installation est toujours aussi facile:

sudo aptitude install openbox openbox-themes

Il peut ètre interessant d’installer quelques packages supplémentaires:

  • ivman permet de monter automatiquement vos périphériques de stoquage
  • pypanel permet d’avoir une bare des taches sur votre environnement.
  • gmrun permet de remplacer la boite de dialogue de lancement d’application de gnome (ALT+F2)
  • feh, pour changer votre fond d’écran :)

sudo aptitude install ivman pypanel gmrun feh

Configuration

La configuration se fait très bien en bidouillant un peu.

Si ça peut aider, je vous mets à disposition “mes” fichiers de config.

Si vous souhaitez changer le fond d’écran , utilisez l’utilitaire feh. Ca se passe comme suit:
feh --bg-scale *chemin vers votre image*

Transcribe: repiquez vos morceaux préférés

Mercredi 30 janvier 2008

Transcribe: repiquez vos morceaux préférés

Si vous êtes musicien, il vous arrive peut etre de chercher à repiquer les solos ou les lignes d’instruments de vos morceaux favoris. Si tel est le cas, vous aurez surement remarqué comment il est parfois difficile de décrypter certaines parties (si si, rapellez vous : “rhaaaa, ça va trop vite!”; “on entends que la basse là…” etc.)

Transcribe est un outil qui permet, entres autres, de faciliter cette transcription. Après séléction de votre morceau et importation dans le logiciel, vous pouvez effectuer tout un tas d’opérations sur celui ci: ralentissements (en gardant la justesse des notes), boucles, filtrages de fréquence etc. Une vraie petite merveille.

Dixit leur site (traduction à la va-vite)

“Il est important de comprendre que Transcribe ne transforme pas vos morceaux en partitions, ça pourait etre sympa, mais ca n’est pas possible pour le moment. L’analyse de spectre est très utile pour trouver ces notes difficles à entendre, mais vous devrez toujours utiliser votre oreille et vos méninges pour savoir quelle note est jouée, et comment. Si vous n’avez pas l’oreille musicale, laissez tomber.”

Le seul point noir: il ne s’agit pas d’un logiciel libre, et la version proposée en téléchargement n’est qu’une version d’évaluation de 30 jours (pour aquerir une licence, c’est ~20€). Ca fonctionne sous Windows, Mac et Linux (Ubuntu aussi donc)

Enfin bon… Si ça vous interesse, vous pouvez toujours télécharger la version d’évaluation.

Si vous connaissez des équivalents libres, faites moi signe!

images ubuntu aléatoires

Mardi 29 janvier 2008

Sur crunchbang, on trouvait récemment tout un set d’images pour promouvoir ubuntu.

J’en ai profité pour faire une traduction française:

199_164_ubuntu_and_firefox.png199_164_ubuntu_and_fspot.png199_164_ubuntu_and_gimp.png199_164_ubuntu_and_ooo.png199_164_ubuntu_and_pidgin.png199_164_ubuntu_and_rhythmbox.png199_164_ubuntu_and_tracker.png

Vous pouvez récuperer l’archive (en tar.gz - 288,5 Kio)

µTorrent (et son interface web) sur Ubuntu Linux

Mardi 22 janvier 2008

Logo utorrent

Si, comme moi, vous utilis(i)ez Windows, vous connaissez sûrement µTorrent, le gestionnaire de torrents.
Depuis ses dernières versions, il offre un service Web d’administration vraiment bien ficelé, qui n’existe malheureusement pas sur Linux.

Mais n’abandonnons pas trop vite…

Installation de µTorrent sous Wine

Si vous n’avez pas Wine, vous pouvez l’installer très facilement..
Ajout des dépôts & installation de Wine
On commence par ajouter le dépôt Wine à la liste des dépôts (adaptez à votre distribution)

wget -q http://wine.budgetdedicated.com/apt/387EE263.gpg -O- | sudo apt-key add -
sudo wget http://wine.budgetdedicated.com/apt/sources.list.d/gutsy.list -O /etc/apt/sources.list.d/winehq.list
sudo apt-get update

Puis, comme à l’habitude, on installe le plus simplement du monde via les dépôts…

sudo apt-get install libfreetype6 wine

Téléchargement et installation de µTorrent

Téléchargeons la bête… (Ici il s’agit de la version Bêta, ajustez en fonction de ce que vous souhaitez ;) )

wget http://download.utorrent.com/beta/utorrent-1.8-alpha-7928.upx.exe

Puis lançons l’installation:

wine utorrent...

Pour ceux qui n’ont pas d’environnement graphique

Si vous n’avez pas accès à un serveur X, la dernière instruction devrait poser problème. On peut contourner le problème grace à l’export Diplay:

Nous avons besoin de xauth (pour l’Export display), screen (multiplexeur de terminal) et xvfb (Faux serveur X):

sudo apt-get install xauth screen xvfb

Connectons nous depuis un serveur X existant, au serveur distant:

ssh -X utorrent@serveur

Création des répertoires

Créons l’arborescence des répertoires souhaités:

mkdir dlNew dlDone torrent torrentDone torrentAuto

Installation de l’interface Web

L’interface Web de µTorrent permet de contrôler les fichiers Torrents à distance, depuis n’importe où. Ce qui peut s’avérer réellement super pratique.

Déplaçons nous dans le répertoire de µTorrent (remplaçez aak par votre login):

cd ~/.wine/drive_c/windows/profiles/aak/Application\ Data/uTorrent/

Puis téléchargeons l’interface Web:

wget http://www.utorrent.cz/dwn/webui.zip

A ce stade, nous pouvons lancer µTorrent pour le configurer:

wine ~/.wine/drive_c/Program\ Files/uTorrent/uTorrent.exe

Pour ceux qui n’ont pas de serveur X:

Ou même pour les autres, si vous ne voulez pas de µtorrent sur votre écran.

On crée notre faux serveur X avec l’identifiant 1:

screen
Xvfb :1

On détache la console (CTRL+A+D) Puis on lance µTorrent sur la faux serveur X:

export DISPLAY=:1
wine ~/.wine/drive_c/Program\ Files/uTorrent/uTorrent.exe

Si tout fonctionne, vous pouvez visualiser l’interface d’administration depuis http://localhost/gui/*

Pour aller un peu plus loin: configuration d’Apache & ModProxy

Le contrôle d’accès fourni d’office est assez peu fiable, et il est impossible de faire tourner le gui en même temps qu’Apache sur le même port.

A l’impossible nul n’est tenu … Voyons voir ce que l’on peut faire.

Pour commencer, Installons Apache (si ce n’est déjà fait), et mod_proxy:

sudo apt-get install apache2

Puis activons le mod proxy:

sudo a2enmod proxy

Nous allons maintenant configurer le module de proxy afin de limiter l’accès à l’interface d’administration. On souhaite faire proxy entre http://127.0.0.1:40000/gui et http://0.0.0.0/gui , le premier étant le serveur de µTorrent, en écoute sur le port alternatif 40000.

modifications dans proxy.conf

Allow from all

Ajoutez dans un Vhost

ProxyPass /gui http://127.0.0.1:40000/gui
ProxyPassReverse /gui http://127.0.0.1:40000/gui

L interface web de utorrent est en écoute sur le port 40000 (Alternative port)
Dans cette configuration, il faut limiter l accès a l interface web d Utorrent a l ip 127.0.0.1 pour obliger a passer par apache2 (dans la configuration de µTorrent).

Et voila, c’était pas si compliqué en fait, huh ?!

Merci à Roland pour les tips ;)

Comment le logiciel libre entrera dans nos tanières

Mardi 15 janvier 2008

Part de marché du Logiciel LibreParaîtrait même que ça à déjà commencé…

Loin des débats sans fin Windows/Linux, je pense ne pas top me tromper en annonçant une montée du libre dans les années à venir.
Même si certains ont encore à l’esprit la vision du libre « à la va vite » (non stable, non sécurisé, non documenté), le concept à désormais fait ses preuves, et attends juste derrière votre porte, que vous le fassiez entrer.

Si il ne fallait en citer qu’un..

Depuis 2003, il à non seulement permis au Web d’aller dans le bon sens (il paraîtrait qu’IE8 passerais le test acid2, c’est pour dire), mais à également changé notre vision de la navigation.

Actuellement, un internaute sur quatre utilise Firefox, pas mal non ?

Il faut dire qu’ énormément de personnes compétentes ont étés attirées par le projet, et se sont investies pour contribuer au navigateur. Ainsi, Firefox est actuellement traduit en plus de 42 langues. Chacun peut soumettre ses propositions d’améliorations, et participer à l’amélioration du code source. C’est donc une réelle communauté qui s’est crée autour d’un logiciel libre, et le modèle est loin d’être propre à Firefox. Pensez à Ubuntu ou aux applications Google par exemple.

L’outil logiciel capitaliste suprême

Matt Asay, ancien directeur d’une Société basée sur l’Open Source disait: “Open source is a software capitalist’s supreme tool”(cf titre). Ce n’est pas completement faux (n’est ce pas david ? ;) )

Outre le fait de bénéficier de communautés solides, l’open source permet à tout développeur de se documenter sur les projets déjà effectués, de manière très précise, et même de récupérer ce qui à déjà été réalisé (plutôt que d’en refaire une énième version). Dès lors, tout le monde travaille pour tout le monde, de manière non plus compétitive, mais tout simplement efficace. (tiens, ça me rapelle quelque chose…)

L’open source profite donc à tout le monde, y compris aux entreprises « traditionnelles », qui commencent d’ailleurs à embaucher des développeurs OpenSource (Google en est l’exemple même)

Gratuité ?

Même si les deux font la paire, libre ne signifie pas gratuit. On peut se poser la question, à forte raison, de savoir si c’est un mal. Même si l’idéal voudrait que la distribution logicielle soit entièrement gratuite, l’idée reste (pour le moment du moins) utopique.

Par le jeu des licences, il est parfaitement possible de développer une application en open source, tout en faisant payer des frais de développement et de maintenance, spécifiques aux besoins des clients.

L’atout de cette manière de procéder est double: la promotion du produit est faite via la diffusion du code source (et d’autant si celui ci est pertinent), mais ne bloque pas les possibilités de rémunération, via la réalisation de PlugIns entre autres.

Et qu’est ce que ça change pour moi ?

J’aurais tendance à dire: « pas grand chose, en fait », puisque de nombreux logiciels libres se sont taillé des parts de marché en douce, et ont déjà la vie belle. Mais le mode de fonctionnement, la philosophie même du libre fait son bout de chemin.
Elle permet de bénéficier de systèmes d’exploitation entièrement libres et gratuits, que ce soit pour des serveurs de production (Debian) que pour des Postes de travail (Ubuntu).

Certains ont déjà compris l’intérêt d’une telle démarche: payer moins, et faire du buzz médiatique (rappelons que le parlement français à choisi Ubuntu comme système d’exploitation , et que Dell propose des Ordinateurs avec Ubuntu pré installé), alors oui, c’est pas pour tout de suite (Linux n’est pas encore assez intuitif pour être réellement grand public), mais c’est indéniable: ça progresse vite.

Vous utilisez sûrement Firefox, Open Office, Apache, Linux, MySQL, PostgreSQL ? Ce sont des logiciels libres qui ont fait leurs preuves…

Et si Firefox était visionnaire? Jetez un coup d’oeil.

Edit Je ne suis pas payé par google, et d’ailleurs, ma position vis à vis de google fera l’objet d’un prochain billet (protection de la vie privée vous disiez?)